Sept matchs pour renverser le scepticisme
Personne n’attendait Karim Adeyemi à ce niveau. Son arrivée au FC Barcelone n’avait rien d’un événement, contrairement à celle de Rodri. L’Allemand débarquait sur une dynamique négative, avec quelques soucis de comportement dans son sillage récent. Un pari de Hansi Flick, rien de plus.
Sept rencontres officielles plus tard, le décor a changé. Six matchs de Liga, un de Ligue des champions, et une ligne de statistiques qui parle : trois buts, deux passes décisives. Le tout avec seulement trois titularisations.
Mercredi soir, face au Racing de Santander (7-2), il a livré un récital. Une passe décisive, six dribbles réussis, quatre occasions créées, deux penalties provoqués.
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Un profil taillé pour le projet de Flick
Ce qui frappe, c’est l’imprévisibilité. Adeyemi fait mal dans les grands espaces et se sort aussi des situations étriquées. Flick l’aligne indifféremment à gauche et à droite. L’entente avec Raphinha et Lamine Yamal saute déjà aux yeux.
L’Allemand était pourtant annoncé comme un joueur de rotation, dans le rôle tenu par Roony Bardghji la saison dernière. Il vise désormais bien plus haut.
Jürgen Klopp ne s’y est pas trompé. Le sélectionneur allemand vient de le convoquer pour les prochaines échéances de la Mannschaft.
Une concurrence qui tire le Barça vers le haut
Le duel pour le couloir gauche est lancé. Adeyemi face à Anthony Gordon, lui aussi convaincant depuis son arrivée en Catalogne. Même logique qu’entre Fermin Lopez et Dani Olmo au milieu.
Flick assume le principe. Il fait tourner, maintient tout le monde sous pression et refuse de figer son onze. Avec un Barça qui déroule depuis le coup d’envoi de la saison, la méthode ne souffre aucune contestation.
Le doute a changé de camp. Il ne porte plus sur Adeyemi, mais sur celui qui devra lui laisser sa place.
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