Deux décisions, un verdict
Nigel Owens a tranché. Dans la dernière édition de l’émission Whistle Watch, l’ancien arbitre gallois a passé en revue les deux moments litigieux du quatrième test entre les Springboks et les All Blacks, remporté 43-28 par l’Afrique du Sud à Baltimore. Un succès qui a scellé la série 3-1 pour les hommes de Rassie Erasmus.
Les deux séquences ont eu lieu en seconde période, et toutes deux ont profité aux Sud-Africains. L’arbitre anglais Karl Dickson a été copieusement discuté depuis. Owens, qui a dépassé la barre des cent test-matchs arbitrés avant de raccrocher le sifflet, lui donne raison sur les deux.
La première action intervient à la 55e minute, alors que l’Afrique du Sud mène 29-14. Cam Roigard subtilise le ballon à Pieter-Steph du Toit, part seul, tape en avant vers la ligne, puis se fait sortir en touche par Morne van den Berg avant de pouvoir suivre son coup de pied.
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Hors-jeu d’abord, le reste ensuite
Interrogé par Jamie Roberts sur l’hypothèse d’un essai de pénalité pour la Nouvelle-Zélande, Owens balaie. Selon lui, le demi de mêlée néo-zélandais n’était pas derrière le dernier pied au moment de jouer le ballon sur le contre-ruck.
« La première faute, c’est son hors-jeu. Tout ce qui compte après devient sans objet », explique-t-il. Il ajoute que même sans le plaquage sans ballon, l’essai de pénalité n’aurait pas été accordé, Sacha Feinberg-Mngomezulu revenant en couverture. Une pénalité à quinze mètres pour les All Blacks et un carton jaune probable pour Van den Berg, rien de plus.
La seconde action survient à huit minutes de la fin, sur le score de 29-21. Damian McKenzie sert Josh Moorby, qui lâche le ballon au contact de Cameron Hanekom. Kurt-Lee Ardense récupère et file marquer l’essai qui referme le débat. Dickson a validé après recours à la vidéo.
Le revers de la vidéo
C’est sur ce deuxième point qu’Owens se montre le plus intéressant. Il reconnaît avoir hésité au premier visionnage, avant de s’en remettre au critère du clair et évident.
« Si j’avais arbitré ce match, ça n’aurait pas été clair et évident pour moi et j’aurais sans doute laissé jouer », dit-il. Puis il pointe ce qu’il appelle le revers de la technologie : à force de ralentir les images, tout le monde finit par trouver matière à discussion là où l’action s’est jouée en une fraction de seconde.
Le verdict reste le même. Décision correcte, arbitrage validé. Mais la remarque sur le ralenti en dit long sur l’état du débat arbitral dans le rugby international.
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