Des campagnes jugées too much
Le Ballon d’Or 2026 se joue aussi loin des terrains. Les principaux candidats et leurs clubs multiplient les opérations de communication pour peser sur le vote. Une stratégie qui ne convainc pas forcément les votants.
Yazid Ouahib, juré algérien depuis 2007, tranche sans détour. « Je suis juré depuis 2007 et je dois dire que ces campagnes sont inédites depuis deux ans. Ces interviews n’influencent pas mon vote », affirme-t-il. Un constat partagé par le juré suédois Anders Bengtsson : « Ces campagnes n’ont absolument aucune influence sur moi. Elles peuvent faire pencher certains votants, mais seulement s’ils n’y avaient pas réfléchi sérieusement au préalable. »
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Un effet parfois contre-productif
Pascal Ferré, ancien rédacteur en chef de France Football et votant depuis sept ans, va plus loin. Pour lui, l’insistance peut se retourner contre les candidats. « Les jurés ne sont pas des lapins de trois semaines. Quand les campagnes occupent l’espace maladroitement, les votants se sentent mis sous pression. Ce bruit peut les agacer, car la ficelle est trop grosse », explique-t-il.
Les critères de vote restent pourtant inchangés depuis des années : performance individuelle, titres collectifs et fair-play. Des critères que les jurés interrogés disent appliquer sans se laisser distraire par le bruit ambiant.
Une short-list toujours aussi disputée
Kylian Mbappé, Lamine Yamal, Khvicha Kvaratskhelia, Harry Kane ou encore Ousmane Dembélé figurent parmi les noms les plus cités pour succéder au dernier lauréat. La cérémonie, prévue le 26 octobre à Londres, s’annonce toujours aussi disputée, malgré l’agacement grandissant d’une partie du jury.
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