Une confrontation entre anciens rivaux
Vincenzo Montella affronte Zinédine Zidane vendredi. Le sélectionneur turc reçoit les Bleus en Ligue des Nations. Ce sera le premier match du Français sur le banc de l’équipe de France. Montella et Zidane se connaissent depuis longtemps. Les deux hommes se sont croisés sur les terrains. Ils ont disputé la lutte pour le Scudetto 2000-2001. Ils se sont aussi affrontés en finale de l’Euro 2000, remportée par la France.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Montella ne cache pas son admiration. « Zidane était l’essence même du football », résume-t-il. L’Italien souligne la réussite de sa reconversion. Devenir entraîneur après une grande carrière de joueur n’a rien d’automatique selon lui. Il rappelle le passage de Zidane à la Castilla, l’équipe réserve du Real Madrid. Cette étape a compté dans son apprentissage avant d’accéder au banc de l’équipe première.
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Le charisme salué par son adversaire
Montella insiste surtout sur les qualités humaines de Zidane. « Zidane a un grand charisme, sans avoir besoin de le montrer. Les joueurs savent que ce qu’il dit est vrai », explique-t-il. Le technicien turc met en avant les trois Ligues des champions décrochées par le Français sur le banc du Real Madrid, entre 2016 et 2018.
Zidane est resté cinq ans loin des bancs de touche depuis son dernier passage à Madrid. Montella ne voit pas cette coupure comme un handicap. Il pense même qu’elle a permis à son adversaire du soir d’observer l’évolution du football international avec du recul. L’ancien attaquant de la Fiorentina et de l’AC Milan reste toutefois prudent sur les intentions tactiques des Bleus. Il anticipe un 4-3-3 ou un 4-2-3-1, sans certitude sur les choix initiaux de Zidane.
Un choc à haute tension
La Turquie ouvre donc sa campagne de Ligue des Nations face à une équipe de France en pleine reconstruction. Zidane doit composer avec plusieurs forfaits, dont celui d’Ibrahima Konaté. Montella, de son côté, veut profiter de la nouveauté pour créer la surprise à domicile.
L’Italien de 52 ans connaît bien les défis d’un vestiaire à souder rapidement. Ancien attaquant de la Roma et de la Fiorentina, il a ensuite dirigé plusieurs bancs de Serie A, dont ceux de la Fiorentina, de la Sampdoria et de l’AC Milan, avant de rebondir en Espagne à Séville puis en Turquie. Il sait aussi ce que représente un premier match sous pression, lui qui a souvent hérité de bancs en reconstruction.
Pour la Fédération turque, ce duel inaugural contre les champions du monde en titre reste une belle vitrine, quel que soit le résultat. Montella, lui, insiste surtout sur le respect qu’il porte à son homologue du soir.
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