Un fax, une signature, et un gardien change de crosse
Personne ne l’attendait. Vendredi, les Sénateurs d’Ottawa annoncent l’arrivée de Jonas Johansson. Venu de Tampa Bay. Contre de simples considérations futures. Pas de contrepartie bruyante, pas de joueur connu qui change de maillot en retour. Juste un gardien de 31 ans qui plie bagage.
Trois ans qu’il patientait en Floride. Trois ans dans l’ombre d’Andrei Vasilevskiy, l’un des meilleurs gardiens de la ligue. 70 matches disputés sous ce statut de doublure, 65 comme titulaire du soir. Un chiffre qui dit tout : la confiance était là, mais jamais la place de numéro un.
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Des statistiques honnêtes, sans plus
La saison dernière, Johansson affiche un bilan de 11 victoires, 10 défaites et 2 prolongations perdues. Une moyenne de buts encaissés de 3,29, un pourcentage d’arrêts de ,884. Pas de quoi faire trembler la ligue. Pas de quoi non plus justifier un passage à la trappe. Sur l’ensemble de sa carrière, sa moyenne grimpe légèrement à 3,30, pour un pourcentage d’arrêts de ,888.
Buffalo l’a drafté au troisième tour. Il est passé par Colorado, deux fois. Par la Floride, brièvement, avec les Panthers. Puis Tampa Bay. Un CV de bourlingueur, celui d’un gardien qu’on récupère quand on cherche de la stabilité sans prendre de risque financier.
Ottawa, un pari sans éclat mais utile
Aucun montage tactique derrière ce dossier. Juste un besoin de profondeur devant le filet, à quelques semaines du coup d’envoi de la saison régulière. Johansson ne débarque pas pour bousculer la hiérarchie des Sénateurs. Il débarque pour exister, une doublure de plus dans un vestiaire qui en a vu d’autres passer sans faire de bruit.
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