Un choix assumé malgré les points encaissés
Les Springboks ont encaissé 38 points à Perth, dans une défaite 42-38 face à l’Australie. De quoi relancer le débat sur leur système défensif. Deux voix sud-africaines sont montées au front ce matin pour le défendre : Gary Gold, ancien assistant, et Kevin Foote, entraîneur des Junior Boks.
Pour Gold, la logique est claire. « L’Afrique du Sud a fait un choix : une défense à haut risque et haute récompense, et cela veut dire que vous allez commettre des erreurs. » Le prix à payer est connu, et il est accepté.
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La vitesse de montée comme arme
Le principe repose sur la pression. Une montée très agressive pousse l’adversaire à la faute, et les Boks transforment ensuite ces ballons perdus grâce à leur mêlée et à leur soutien. C’est ce qui a fait leur force pendant des années, même si le système laisse des espaces quand la ligne ne monte pas ensemble.
Foote a pointé le point faible précis du match de Perth. La formation d’attaque en « triple stack » des Wallabies a exposé les failles, parce que la vitesse de montée des Boks n’a pas été efficace. Il n’en tire pourtant aucune remise en cause. « C’est notre ADN, nous n’allons pas nous en éloigner », a-t-il insisté.
Le prix du risque
Foote reconnaît le compromis. Les erreurs forcées bénéficient au plan de jeu sud-africain, mais certaines équipes finissent par trouver la bonne attaque au bon moment. La série face à la Nouvelle-Zélande a montré la même tendance, avec des essais encaissés en nombre. Le message reste le même côté sud-africain : on ne change pas ce qui a produit deux titres mondiaux consécutifs.
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