Un clic. Un seul.
Tout le monde connaît la fin de l’histoire. Manchester City reconnu coupable de 114 infractions financières par la Premier League, un club qui a déposé un recours et une Angleterre du foot sous tension. Le début, lui, restait flou. The Athletic l’a reconstitué ce vendredi.
Janvier 2017. Un mercredi matin. Un haut dirigeant de City ouvre un e-mail qui semble venir d’un employé de l’UEFA. Dedans, un lien censé mener à un rapport de conformité financière. Rien d’anormal dans le milieu.
Il clique.
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L’hameçonnage qui a tout déclenché
Derrière l’expéditeur, pas d’UEFA. Le hacker portugais Rui Pinto. Une tentative d’hameçonnage classique, mais réussie. Grâce à ce clic, Pinto a pu entrer dans les serveurs du club et y récupérer des e-mails et documents internes en masse.
Ces fichiers ont nourri les révélations des « Football Leaks ». Puis les accusations portées par la Premier League contre le club en 2023, qui ont débouché sur le verdict récent.
Le détail fait sourire, presque. Un des clubs les plus riches de la planète, avec des moyens colossaux, fragilisé par un geste que n’importe quel salarié a déjà fait un lundi matin sans réfléchir.
Pinto bientôt sans protection
Le timing de ces révélations n’est pas anodin. Selon Foot Mercato, le statut de témoin protégé dont bénéficie Rui Pinto doit bientôt expirer. De quoi relancer les débats sur la manière dont les preuves ont été obtenues, alors que City conteste toujours la décision.
L’affaire n’a pas fini de faire du bruit.
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