Rasmussen attendra
Drew Rasmussen ne lancera pas le premier match. Tampa Bay a choisi Nick Martinez pour ouvrir la World Series vendredi soir à Milwaukee, face aux Brewers. Une décision assumée par Kevin Cash lors de la journée médias, jeudi.
Sur le papier, le choix surprend. Rasmussen est l’homme fort des Rays en octobre : deux victoires, aucune défaite et une moyenne de points mérités de 1,29 en trois départs. Trois points accordés en 21 manches, 23 retraits sur prises, trois buts sur balles seulement. Sa dernière sortie remonte au match 5 de la finale de la Ligue américaine, gagné 3-1 le 18 octobre. Il aurait pu enchaîner avec un repos normal.
« Nous avons privilégié une journée de plus pour Drew. Sa charge de travail a été lourde », a expliqué le manager des Rays. « Quand il prend la balle, on veut aller au bout de son quota de lancers. » Et sur Martinez, une phrase qui résume tout : « Quand Nick lance, on gagne. »
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Martinez, un pari pas si risqué
L’écart de niveau reste mince. Martinez a lancé 180 manches en saison régulière, le total le plus élevé de l’effectif, avec une moyenne de 3,10. Parmi les lanceurs partants de Tampa, seul Rasmussen a fait mieux (2,67).
Le parcours du droitier avait pourtant mal commencé. Signé pour un an en février, il a vécu une préparation compliquée. « Mon camp d’entraînement n’a pas été bon, et maintenant on est là », a-t-il reconnu.
En séries, il affiche une victoire et une moyenne de 3,00 en deux départs. Mais ces deux sorties n’ont totalisé que neuf manches. Commencer avec lui, c’est aussi profiter d’un enclos de releveurs au maximum de sa fraîcheur pour le match d’ouverture.
Peralta glisse au match 3
Ce jeu de chaises a une autre conséquence. Freddy Peralta redevient le partant du match 3. Cash invoque la charge accumulée en finale de conférence, quand Peralta a été utilisé en relève pour une manche entre deux titularisations. Cela lui évite aussi de lancer un match de World Series dans le stade où il a passé ses huit premières saisons.
Avec Milwaukee, Peralta a compilé 70 victoires pour 42 défaites et une moyenne de 3,59 en 211 matchs, dont 162 comme partant. Échangé aux Mets en janvier, il a peiné à New York avant d’être envoyé à Tampa avant la date limite des transactions. Depuis, c’est une autre histoire : 3,25 de moyenne en dix départs de saison régulière, puis 1,08 en quatre apparitions en séries. Il a été élu MVP de la finale de la Ligue américaine face aux Guardians, avec un seul point accordé en 12 manches.
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