Debout, et il applaudit
Villa Park, samedi, juste avant le coup d’envoi. Les joueurs posent un genou au sol. Marc Guéhi, non.
Le défenseur de Manchester City est resté droit et a préféré applaudir. Ce n’était pas une première. Le week-end de lancement de la campagne « No Room For Racism », il avait déjà fait le même choix.
Et la liste s’allonge. Issa Diop, côté Ipswich, a fait pareil vendredi soir contre Nottingham Forest : seul sur vingt-deux joueurs à ne pas s’agenouiller. Ainsley Maitland-Niles à Everton, Dominic Calvert-Lewin à Leeds, Tyler Adams et Rayan à Bournemouth ont eux aussi gardé les deux pieds au sol ces dernières semaines.
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« Perdu de son sens »
Guéhi s’en était expliqué avant le match de Ligue des champions face à l’AEK Athènes, en milieu de semaine. Pour l’international anglais, le geste a perdu sa signification avec le temps.
Calvert-Lewin, lui, voit les choses autrement. Son entraîneur Daniel Farke a résumé sa position : rester debout, c’est sa manière à lui de montrer du respect. Le technicien allemand a insisté sur un point, chacun soutient la campagne à sa façon.
Le débat n’est pas neuf. En 2021 déjà, Wilfried Zaha avait expliqué qu’il trouvait ce geste humiliant et préférait rester debout, tête haute, fier de ce qu’il est.
Plus obligatoire depuis 2022
Petit retour en arrière. Le genou à terre est apparu au Royaume-Uni en 2020, dans la foulée du mouvement Black Lives Matter. Pendant deux ans, il a précédé chaque match de Premier League.
Fin du rituel systématique en août 2022. Depuis, il est réservé aux journées labellisées « No Room For Racism ». Cette saison, les capitaines des vingt clubs se sont mis d’accord : deux fois sur les 38 journées, toutes les deux en octobre.
Personne n’est donc obligé. Mais chaque joueur qui reste debout se retrouve, qu’il le veuille ou non, au centre de la photo.
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