Huit mois après la dernière hausse
Le débat était censé être clos. Il ne l’est pas.
En février, la Ligue a validé une augmentation progressive du salary-cap du Top 14. Il passera des 11 millions d’euros actuels à 11,3 millions en 2030. Pour Laurent Marti, ça ne suffit pas. Dans un entretien publié ce jeudi par Sud Ouest, le président de l’Union Bordeaux-Bègles s’est prononcé pour une nouvelle hausse du plafond.
Son argument tient en une idée. Les joueurs enchaînent trop de matchs. Pour les protéger, il faut des groupes plus larges. Et des groupes plus larges, ça se paie.
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Plus de joueurs, pas plus d’argent pour les stars
Marti ne veut pas d’un chèque en blanc. Selon lui, augmenter simplement le plafond reviendrait à mieux payer ceux qui gagnent déjà bien leur vie. Il propose donc de lier la hausse à un nombre plus élevé de contrats, chez les professionnels comme chez les espoirs. La dernière réforme avait déjà supprimé la limite des 35 joueurs sous contrat pro. Trop timide, à ses yeux.
Le dirigeant bordelais s’appuie sur la santé économique du championnat. Affluences, audiences, partenariats : tout progresse, assure-t-il, et le salary-cap doit suivre. Il affirme que plusieurs de ses homologues partagent son avis. Reste à convaincre la Ligue d’inscrire le sujet à l’ordre du jour. Marti, lui, parle d’urgence.
Un timing qui parle
La sortie n’arrive pas par hasard. L’UBB vient d’aligner les blessés ces dernières semaines, Gazzotti en tête, absent six à huit semaines. Les Bleus de Galthié, eux, abordent le Championnat des nations avec une infirmerie pleine. Le sujet des cadences ne quittera pas la table de sitôt.
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