Un échantillon prélevé aux Mondiaux de Huntsville
Deux mois après son titre mondial, Thomas Peyroton-Dartet tombe de haut. Le paracycliste français, sacré champion paralympique du contre-la-montre C3 à Paris en 2024, a été suspendu provisoirement. L’Agence internationale de contrôles (ITA), qui pilote l’antidopage pour le compte de l’UCI, a annoncé jeudi soir un résultat d’analyse anormal à l’EPO.
Le prélèvement date du 5 septembre 2026. Il a été effectué en compétition, lors des championnats du monde sur route de paracyclisme organisés à Huntsville, en Alabama. C’est précisément là que le Tricolore avait décroché le titre mondial en C3.
L’EPO figure dans la catégorie S2 de la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage. Elle est prohibée en permanence, en compétition comme à l’entraînement. Elle dope la production de globules rouges et donc l’oxygénation des muscles, un levier décisif dans un effort chronométré.
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La contre-expertise comme dernier recours
La procédure n’est pas terminée. Le coureur peut réclamer l’analyse de l’échantillon B. Si elle confirme le premier résultat, ou s’il n’en fait pas la demande, le dossier sera traité comme une violation avérée du règlement antidopage. Il conserve aussi le droit de contester la suspension provisoire et d’en demander la levée.
Un palmarès construit sur le tard
À 41 ans, Peyroton-Dartet s’était imposé comme l’une des figures du paracyclisme tricolore. À Paris, il avait ajouté à son or du chrono une médaille d’argent sur la course en ligne C1-3. Il compte également deux titres européens sur route, en C4 en 2022 puis en C3 en 2023.
Ce résultat anormal jette une ombre sur l’ensemble de ce parcours, à moins de deux ans des Jeux de Los Angeles.
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