Des règles qui bougent en pleine saison
Le week-end prochain, les pelouses du Top 14 vivront encore avec de nouvelles consignes. Et Cédric Heymans n’en peut plus. Invité ce samedi des « Grandes Gueules du Sport » sur RMC, l’ancien ailier du XV de France a vivement critiqué les modifications imposées par World Rugby à tous les championnats, au beau milieu de l’exercice 2026-2027.
Son premier reproche porte sur le calendrier. Changer les règles en cours de route, sous l’influence des nations de l’hémisphère Sud selon lui, crée un flou que ni les arbitres, ni les joueurs, ni les staffs ne maîtrisent. Il ne conteste pas l’objectif de protection des joueurs. Il conteste la méthode.
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Le précédent de Vannes
Pour appuyer son propos, Heymans a ressorti le match entre Vannes et Clermont, disputé le week-end dernier. L’arbitre avait refusé l’entrée d’un joueur breton censé remplacer un coéquipier commotionné, au motif que les huit changements avaient déjà été effectués. Vannes avait fini à quatorze et perdu d’un point, 27-26. Pour l’ancien international, la preuve que le protocole commotion n’est même pas connu de ceux qui doivent l’appliquer.
Le triple vainqueur du Tournoi des Six Nations (2004, 2006, 2007) s’inquiète surtout pour l’image du jeu. Le Top 14 remplit ses stades et attire un public nouveau, rappelle-t-il, alors que le rugby passe déjà pour un sport difficile à décoder. Le compliquer davantage revient, selon sa formule, à « se tirer une balle dans le pied ».
Huit remplaçants, un pari sur la fatigue
Le retour à huit remplacements, contre douze auparavant, ne le convainc pas davantage. Moins de rotation signifie plus de joueurs émoussés face à des entrants frais. Or les commotions surviennent souvent autour de l’heure de jeu, quand la lucidité baisse et que la tête se place mal au moment du plaquage. Heymans met en garde contre l’effet inverse de celui recherché.
Reste l’interdiction des plaquages « pivotants » et de ceux réalisés avec un ou deux genoux au sol. L’ancien Toulousain souhaite bon courage aux arbitres, vidéo ou pas, pour juger ces situations au cas par cas.
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