Une troisième place qui vaut un titre
Kimi Antonelli est champion du monde de Formule 1. Cette nuit, sur l’Autodrome des Frères Rodriguez, le pilote Mercedes a terminé troisième du Grand Prix du Mexique et a bouclé le championnat avec cinq courses d’avance. Il avait besoin d’un top 9. Il a fait bien mieux.
À 20 ans, deux mois et sept jours, l’Italien efface tous les records de précocité. Personne n’avait jamais été sacré aussi jeune dans l’histoire de la discipline. Sa saison parle pour lui : neuf victoires et treize podiums. Avant le week-end, il comptait plus de 120 points d’avance sur George Russell, son coéquipier et dauphin.
La victoire est revenue à Max Verstappen, sixième succès du Néerlandais à Mexico. Lewis Hamilton, parti de la pole avec Ferrari, a terminé deuxième après avoir collé la Red Bull à moins d’une seconde jusqu’au drapeau à damier.
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Drapeau rouge, pénalités et nouveau départ
La course a été tout sauf calme. Dès le premier virage, Charles Leclerc a frotté avec Hamilton pour lui prendre la tête. Les commissaires ont infligé cinq secondes de pénalité au Monégasque. Russell a écopé de dix secondes pour son rôle dans le tête-à-queue d’Isack Hadjar, relégué en fond de grille dès le deuxième tour. Les deux Aston Martin d’Alonso et Stroll ont abandonné en début de course.
Au 44e tour, Valtteri Bottas a tapé le mur avec sa Cadillac. Drapeau rouge. Le Finlandais est sorti seul de sa monoplace avant d’être conduit au centre médical pour des examens. Les pilotes ont patienté près de quarante minutes avant un départ arrêté pour les 25 derniers tours.
Antonelli est reparti quatrième, prudent, loin de la bagarre entre Verstappen et Hamilton. Au 48e tour, il a dépassé Leclerc par l’intérieur pour monter sur le podium provisoire. Il ne l’a plus quitté, malgré une dernière voiture de sécurité provoquée par la sortie d’Arvid Lindblad après un contact avec Oscar Piastri.
Les larmes à la radio
Au moment de franchir la ligne, Antonelli n’a pas pu répondre à son ingénieur. Il a fondu en larmes. Une fois sorti de la voiture, il a remercié Mercedes et sa famille, sans qui il ne serait pas là selon lui. Il a aussi confié s’être senti plus tendu que d’habitude ce week-end. Partager le podium avec Verstappen et Hamilton, deux noms qui ont dominé la F1 avant lui, rendait ce moment encore plus fort à ses yeux.
Le titre pilotes est joué. Il reste cinq Grands Prix pour le reste de la hiérarchie.
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