Dix prévenus, des peines lourdes requises
Le dossier traînait depuis plus d’un an. Ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Brest, le ministère public a présenté ses réquisitions contre dix ultras du Stade Brestois.
Les peines demandées vont de quatre mois avec sursis à six mois de prison ferme. Deux relaxes ont aussi été requises. S’y ajoutent des amendes comprises entre 1 000 et 2 000 euros, ainsi qu’une interdiction de stade de trois ans. Les prévenus ont entre 21 et 35 ans. Certains seraient proches de l’ultradroite.
Le magistrat n’a pas pris de gants à l’audience. Il a dénoncé un comportement qu’il a qualifié de « primaire, animal », et une volonté de se faire justice soi-même, comme pour disputer un « match retour » hors du stade.
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Une embuscade sur la route de Rennes
Les faits remontent au 20 avril 2025, jour d’un Brest-Lens de Ligue 1. Une cinquantaine d’ultras, cagoulés et équipés de battes de baseball, avaient envahi la RN12, la quatre voies qui relie Brest à Rennes. Leur objectif : intercepter les véhicules des supporters lensois sur le chemin du retour, à hauteur de Gouesnou, dans le Finistère.
Le bilan aurait pu être bien plus grave. Un occupant d’un minibus nordiste avait été touché à l’œil par des éclats de verre. Un autre véhicule avait vu sa portière arrachée.
Une riposte à une première attaque
Ce guet-apens ne sortait pas de nulle part. Le même jour, des supporters brestois avaient eux-mêmes été attaqués alors qu’ils déjeunaient près d’une plage de la ville. L’expédition sur la RN12 relevait donc de la vengeance, selon l’accusation.
Vingt-deux personnes avaient été interpellées dans cette affaire. Une partie a été mise hors de cause. D’autres ont bénéficié d’une composition pénale ou sont passées par une procédure de plaider-coupable. Les dix derniers attendent désormais le jugement.
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