« Détruire le DP World Tour »
Sept milliards de dollars. C’est la somme que LIV Golf aurait engloutie, selon Guy Kinnings. Et pour quoi faire ? Le directeur général du DP World Tour a sa petite idée.
Dans un entretien accordé au quotidien écossais The Scotsman, le patron du circuit européen ne mâche pas ses mots. Il affirme avoir entendu la même phrase de la bouche de nombreux interlocuteurs, des gens du milieu qu’il connaît depuis plus de trente ans : l’un des objectifs de LIV était de « détruire le DP World Tour ».
Pas une rumeur de couloir, donc. Pour lui, c’est ce qui explique la ligne dure adoptée par le Tour sur sa politique d’adhésion et d’invitations pour 2027.
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Le retour, oui. Mais au mérite
Le contexte a changé. Le Fonds public d’investissement saoudien a coupé les vivres à LIV. Une structure remaniée tente de survivre à une procédure de faillite. Résultat : plusieurs joueurs du circuit dissident regardent à nouveau vers le PGA Tour ou vers l’Europe.
Kinnings ne claque pas la porte. Il ne l’ouvre pas en grand non plus. Il faut selon lui protéger « la culture particulière » du Tour. Le système de retour devra être « aussi juste et aussi fondé sur le mérite que possible », tout en admettant qu’il n’existe « probablement pas de solution parfaite ». Quel que soit le nom, chacun devra « faire ses preuves ». Ceux qui s’engagent à soutenir le circuit et à l’aider, en revanche, verront leur cas étudié.
Dotations, calendrier : tout est sur la table
Le dirigeant accuse aussi LIV d’avoir fait grimper les dotations à un niveau « artificiellement élevé », sur un modèle économique qu’il juge totalement intenable. Une « fausse économie », reprend-il en citant Paul McGinley, ancien membre du conseil d’administration du Tour.
Conséquence possible : des prix revus, un calendrier retouché, un recentrage sur les Rolex Series et les Opens nationaux, voire l’arrivée d’investisseurs extérieurs. « Rien n’est exclu », dit-il, tout en promettant de consulter son comité des joueurs, son conseil et ses membres.
Côté américain, le partenariat stratégique avec le PGA Tour doit être prolongé. Tout n’est pas réglé. Kinnings se dit pourtant confiant, et assure bien travailler avec Brian Rolapp, le patron du circuit américain.
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