Un absent au cœur des conversations
Interlagos sans Esteban Ocon. Le Normand n’a pas fait le voyage au Brésil, et c’est une première depuis de longues années pour un pilote installé en Formule 1 depuis 2016. Haas a officialisé son éviction en début de semaine, quelques jours après une altercation avec son directeur, Ayao Komatsu, en marge du Grand Prix du Mexique. Le jeune Brésilien Rafael Câmara a récupéré le volant aux côtés d’Oliver Bearman.
Lors de la conférence de presse des directeurs d’écurie, le sujet est revenu sur la table. Et plusieurs patrons ont choisi de saluer le Français plutôt que de l’accabler.
Toto Wolff connaît Ocon mieux que quiconque. Le patron de Mercedes l’a accompagné dans les formules de promotion. Son analyse tient en un équilibre : Komatsu devait protéger son équipe face à certaines déclarations, Ocon restait convaincu d’avoir eu raison, et au bout du compte la décision revient toujours au directeur. Wolff a appelé à respecter ce principe sans charger son ancien protégé.
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Vasseur et Permane saluent le compétiteur
Fred Vasseur a refusé de commenter le fond du dossier. Le directeur de Ferrari, qui a déjà assez à gérer avec la tension entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc, a préféré parler du pilote. Il a rappelé le parcours d’Ocon en catégories juniors, en DTM puis en F1, et a décrit un compétiteur pur qui mérite un immense respect pour l’énergie dépensée afin d’atteindre la discipline reine.
Alan Permane, désormais à la tête de Racing Bulls et ancien cadre d’Enstone à l’époque où Ocon y roulait, a été le plus touché. Il regrette surtout la manière. Selon lui, finir la saison aurait permis au Français de partir la tête haute. Il refuse pourtant de parler de fin de carrière et lui souhaite bonne chance pour la suite.
Une carrière en suspens
Le bilan d’Ocon n’a rien d’anecdotique. Passé par Manor, Force India, Renault devenue Alpine, puis Haas, il compte une victoire en Grand Prix, décrochée en Hongrie en 2021. Au Mexique, il avait reconnu un différend avec Komatsu tout en niant toute violence. Aucun détail officiel n’a filtré depuis sur les raisons exactes de la rupture.
À 30 ans, le Français ne sait pas encore s’il retrouvera une place en F1. Les mots de ses anciens patrons ne changent rien à sa situation contractuelle. Ils montrent en revanche que sa réputation de pilote rapide reste intacte dans le paddock.
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