« Je le referais sans hésiter »
Huit ans après, l’affaire revient comme un boomerang.
Usman Khawaja a pris la parole dans une vidéo publiée sur Instagram pour répondre à la tempête provoquée par les extraits de son autobiographie. Dans ce livre, l’ancien batteur australien affirme que tout le vestiaire était au courant du plan de manipulation de la balle lors de la tournée en Afrique du Sud en 2018. Le fameux « Sandpapergate ».
Lui assure n’avoir lâché personne. Selon Khawaja, les vraies victimes sont les trois joueurs suspendus à l’époque, Steve Smith, David Warner et Cameron Bancroft, qui ont porté seuls la faute pour tout le groupe. Il dit avoir promis à Warner, son ami d’enfance, de dire la vérité. Et il ne s’excuse pas. Il le referait, dit-il.
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Smith l’aurait convaincu de se taire
Le récit va plus loin. Khawaja, 39 ans, retraité du cricket international depuis cette année, raconte avoir voulu parler dès 2018. C’est Steve Smith, alors capitaine, qui l’en aurait dissuadé, préférant endosser seul la responsabilité. Il a voulu recommencer en 2021, après une interview de Bancroft laissant entendre que les lanceurs savaient. Mais le communiqué commun de Pat Cummins, Mitchell Starc, Josh Hazlewood et Nathan Lyon, qui niaient toute connaissance du plan, l’a fait reculer. Pas question de partir en guerre contre ses coéquipiers à ce moment-là.
Aujourd’hui, il estime que sa parole n’engage plus l’équipe. Il parle pour lui.
Autre affirmation explosive du livre : Bancroft se serait porté volontaire pour utiliser du papier de verre dès le match précédant le Test du Cap, à Port Elizabeth. Cricket Australia a toujours maintenu que seuls les trois joueurs sanctionnés étaient au courant.
Bancroft veut tourner la page
Le principal intéressé, lui, joue. Bancroft a inscrit 32 courses avec l’Australie-Occidentale face à l’Angleterre à Perth, en match de préparation. Son entraîneur, Beau Casson, assure que le joueur veut avancer et laisser sa batte parler. Bancroft n’a disputé que deux matchs avec l’Australie depuis le scandale, lors des Ashes 2019.
Le timing est lourd. L’Angleterre entame vendredi une série de trois matchs d’un jour en Australie. Le sujet risque de s’inviter dans toutes les conférences de presse.
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