Un vétéran à la relance : Morris tente le coup avec les Pacers
Monte Morris n’a pas lâché son ticket NBA. Le meneur vétéran de 30 ans, balloté ces dernières saisons entre bancs de touche et rotations de fortune, vient de trouver une nouvelle rampe de lancement : Indiana. Selon Shams Charania (ESPN), il a signé un contrat d’un an, non garanti, avec les Pacers.
À première vue, une info de plus dans la valse des fins de banc. En réalité, c’est une vraie opportunité à double tranchant.
Une place à prendre dans un contexte fragile
Avec Tyrese Haliburton annoncé absent pour l’ensemble de la saison, le backcourt d’Indiana doit se réinventer. Andrew Nembhard et T.J. McConnell sont là pour porter la charge, mais derrière eux, c’est le désert. C’est là que Morris entre en jeu : expérience, fiabilité, gestion du tempo. Le profil parfait pour colmater les brèches.
La saison dernière, à Phoenix, il a joué 45 matchs pour 5,2 points et 1,6 passe en 12 minutes de moyenne. Pas de quoi remplir un CV clinquant, mais suffisamment pour montrer qu’il sait encore tenir un rôle.
Un joueur de parcours, pas de promesses
Morris n’a jamais été une star, mais il a toujours été un métronome. Drafté par Denver, il a fait ses gammes derrière Jamal Murray avant de devenir l’un des backups les plus fiables de la ligue. Puis Washington, Detroit, Minnesota, et plus récemment Phoenix. Résultat : 420 matchs NBA, 9,5 points de moyenne, 3,6 passes, et des pourcentages propres (47 % au tir, 39 % derrière l’arc).
Pas flashy. Pas spectaculaire. Mais une garantie de sérieux quand il est en rythme.

L’accord parfait… ou la dernière tentative
Pour Indiana, c’est un pari presque gratuit. Contrat non garanti, aucun risque financier. Si Morris s’impose au camp, il sera une pièce précieuse dans la rotation. Si ce n’est pas le cas, la franchise pourra couper sans scrupules.
Pour Morris, en revanche, l’équation est simple : saisir cette chance ou voir sa carrière NBA basculer définitivement du côté obscur, celui des vétérans condamnés aux 10-days et aux souvenirs.
Un défi personnel
Ce qui se joue ici, ce n’est pas juste un poste de troisième meneur. C’est la crédibilité d’un joueur qui a longtemps incarné la fiabilité discrète. S’il parvient à convaincre Rick Carlisle qu’il mérite des minutes régulières, il pourra rallonger sa carrière et montrer qu’il peut encore apporter.
Sinon ? L’Europe, la Chine, ou la retraite anticipée.
Monte Morris a toujours été l’homme tranquille, l’ombre utile. Aux Pacers, il n’a plus le droit d’être invisible.


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