Cette nuit, à Philadelphie, le parquet vibrait, les nerfs étaient à vif, l’issue semblait flippante, et pourtant, les 76ers s’en sont sortis. Une victoire 99-98 face à Golden State, c’est déjà serré, mais dans les dernières secondes ? C’était cinematic. Maxey, 35 points au compteur, a été le moteur offensif toute la soirée.
Mais ce n’est pas seulement pour ses tirs qu’il restera dans les mémoires ce soir. Quand le ballon traînait dans la poussière, quand tout donnait l’impression de s’écrouler, il a sprinté d’un bout à l’autre du terrain pour contrer un lay-up décisif de l’adversaire à la toute dernière seconde. C’est son block qui a scellé le sort du match.
Entre-temps, dans un chaos total, c’est V.J. Edgecombe, tout jeune, tout frais, qui a redonné l’avantage aux siens. À 0,9 seconde du buzzer, sa claquette (putback) a fait basculer le score en faveur de Philly.
Quand le buzzer a retenti, c’est l’explosion. La Xfinity Mobile Arena a tremblé. Le genre de fin de match qu’on redoute pendant 48 minutes, et auquel on finit par croire dans les deux ultimes secondes.
Watch where Maxey comes from to get that block pic.twitter.com/mE7zOgE68w
— Rob Perez (@WorldWideWob) December 5, 2025
Une victoire arrachée, et une leçon de caractère
Les 76ers menaient de 24 points. Oui, 24. 67–43. Et tout s’est écroulé en troisième et début quatrième quart-temps. Turnovers, maladresses, absence de rythme offensif. Golden State, malgré l’absence de ses stars (blessures), est revenu avec la rage et l’adresse. À 2:39 de la fin, Philly était même mené.
Mais le basket est un sport de moments, et ce soir, c’est Maxey + Edgecombe qui les ont volés. Le genre de moment qui redonne espoir, qui rappelle que même quand tout semble perdu, tout reste possible.
Maxey a montré qu’il n’est pas qu’un scoreur. Capable de 35 pts, mais aussi de défendre, d’aller chercher la balle, de sauver la mise quand il faut. Ce block final dit tout de sa dimension : Tyrese Maxey, un joueur clutch, un vrai.
Et Edgecombe, ce rookie qui tremblait peut-être à l’idée du buzzer. Il a osé, sauté, planqué le ballon au fond du cercle. Sans lui, pas de win. Sans lui, pas d’histoire à raconter ce matin.
Ce soir, ce n’est pas qu’une victoire, c’est une respiration
Pour les Sixers, ce succès 99-98 en dit long. Sur leur caractère, leur mentalité, leur capacité à ne jamais lâcher. Sur la différence qu’un seul homme (ou deux) peut faire quand tout s’écroule.
On pourrait dire que c’est une win volée. Mais non. C’est une win méritée. Gagnée dans le doute, sauvée par le coeur et l’instinct.
Alors oui : ce match fera date. Pas pour un shoot, pas pour un record de points. Pour un putback, un block, un cri de soulagement, et la certitude qu’à Philly, même quand tu joues avec le feu, tu peux t’en sortir.



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