- 1 Deux cousins, deux combats, même récompense
- 2 Rinderknech revient de très loin
- 3 Seize aces et une fin de match au mental
- 4 Tsitsipas ou Kym pour continuer
- 5 Vacherot retrouve le goût de la victoire
- 6 Plus froid dans les moments clés
- 7 Collignon en quart, une vraie opportunité
- 8 Une journée qui compte pour les deux
Deux cousins, deux combats, même récompense
À Gstaad, Arthur Rinderknech et Valentin Vacherot ont choisi la voie longue. Pas de qualification tranquille, pas de match plié en patron sans trembler. Les deux cousins ont dû serrer les dents, encaisser, revenir, puis finir le travail dans des rencontres tendues, accrochées, presque piégeuses.
Mais au bout de la journée, le résultat est le même : les deux hommes sont en quarts de finale de l’ATP 250 suisse. Une belle image pour cette famille qui continue de se faire une place à part sur le circuit, entre le Français Rinderknech, tête de série n°4, et le Monégasque Vacherot, de retour après plusieurs semaines loin des courts.
La pluie avait bouleversé le programme, les deux matchs se sont joués à la même heure, et les deux ont fini par tourner du bon côté. Pas sans souffrance.
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Rinderknech revient de très loin
Arthur Rinderknech avait tout du joueur attendu au tournant. Tête de série n°4, exempté de premier tour, il retrouvait la terre battue après son troisième tour à Wimbledon. Face à lui, Clément Tabur, qualifié, n’avait rien à perdre et a longtemps joué comme un homme prêt à signer le plus gros résultat de sa carrière.
Le match a vite pris la forme d’un bras de fer. Tabur a arraché le premier set au tie-break, Rinderknech a répondu de la même manière dans le deuxième. Puis la manche décisive a semblé basculer vers l’outsider.
À 5-2 pour Tabur, le scénario paraissait écrit. Le qualifié français touchait du doigt une première qualification en quarts de finale sur le circuit ATP. Mais Rinderknech a refusé de sortir ainsi.
Seize aces et une fin de match au mental
Dans les moments les plus chauds, Rinderknech s’est accroché à son service. Ses 16 aces ont pesé lourd, mais son mérite ne se limite pas à ça. Revenir de 2-5 dans un troisième set après plus de trois heures de combat demande autre chose que de la puissance : il faut de la lucidité, du calme et une vraie capacité à faire douter l’autre.
Rinderknech a remporté les cinq derniers jeux du match. Cinq jeux pour retourner une situation presque perdue, briser l’élan de Tabur et s’offrir une victoire à l’usure : 6-7, 7-6, 7-5 après 3h20 de bataille.
C’est la première fois de sa carrière qu’il atteint les quarts de finale à Gstaad. Et après un tel combat, il peut surtout retenir une chose : même dans un jour compliqué, il a trouvé la porte de sortie.
All-French All action 🇫🇷
Rinderknech battles through to defeat fellow Frenchman Tabur 6-7 7-6 7-5 to reach his 25th ATP Tour quarter-final!#SwissOpenGstaad pic.twitter.com/CXZf4GwbcH
— Tennis TV (@TennisTV) July 15, 2026
Tsitsipas ou Kym pour continuer
Au prochain tour, Rinderknech attendra le vainqueur du match entre Stefanos Tsitsipas et Jérôme Kym. Dans les deux cas, le défi sera sérieux. Face à Tsitsipas, il faudrait probablement élever le niveau dans l’échange et tenir physiquement sur une terre battue qui peut vite devenir exigeante en altitude. Face à Kym, il faudra gérer un adversaire porté par le contexte et capable de jouer libéré.
Mais Rinderknech aura au moins une certitude : il a déjà survécu à un match qui pouvait lui échapper. Ce genre de victoire peut parfois servir de déclic dans une semaine.
Vacherot retrouve le goût de la victoire
Sur le court annexe, Valentin Vacherot vivait une autre histoire. Le Monégasque revenait à la compétition après presque deux mois d’absence, marqué par une blessure au pied qui l’avait forcé à renoncer à Roland-Garros puis à Wimbledon.
Pour un retour, l’obstacle Yannick Hanfmann n’avait rien de simple. L’Allemand reste toujours dangereux sur terre battue, capable d’installer son rythme et de rendre les échanges lourds. D’ailleurs, Vacherot a perdu le premier set 6-4, comme si la reprise devait forcément passer par une phase d’adaptation.
Mais il n’a pas paniqué.
Plus froid dans les moments clés
Vacherot a progressivement remis son jeu en place. Plus agressif, plus précis, plus solide dans les instants qui comptent, il a renversé Hanfmann 4-6, 6-3, 6-4.
La statistique qui raconte le mieux son match se trouve sur les balles de break : 2 converties sur 4 pour Vacherot, contre seulement 1 sur 8 pour Hanfmann. Dans une rencontre accrochée, cette différence vaut presque tout. L’Allemand a eu les occasions, mais le Monégasque a mieux choisi ses moments.
Après une longue coupure, cette victoire a une saveur particulière. Elle ne dit pas encore que Vacherot est revenu à 100 %, mais elle montre qu’il est déjà capable de gagner un match dur, contre un adversaire expérimenté, sur une surface exigeante.
Collignon en quart, une vraie opportunité
Vacherot affrontera Raphaël Collignon au prochain tour. Le Belge a sorti Lorenzo Sonego en deux tie-breaks, preuve qu’il arrive lui aussi avec de la confiance et des nerfs solides.
Ce quart aura tout du match ouvert. Pour Vacherot, c’est une belle occasion de prolonger une semaine déjà réussie, surtout après une période aussi frustrante physiquement. Chaque tour gagné ressemble à une étape de reconstruction.
Une journée qui compte pour les deux
Rinderknech et Vacherot n’ont pas gagné de la même manière, mais ils ont envoyé le même signal : ils sont prêts à souffrir pour avancer. L’un a renversé un match presque perdu. L’autre a signé un retour gagnant après une absence qui aurait pu peser plus lourd.
À Gstaad, les cousins sont encore là.
Et après une journée pareille, leurs quarts de finale auront forcément un parfum spécial.
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