Un huitième au finish, puis l’explication au filet
C’est officiel : Félix Auger-Aliassime rejoint les quarts de finale de Wimbledon. Le Canadien a écarté l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina hier, au terme d’un combat de quatre heures et vingt-six minutes : 6-7(4), 7-6(6), 6-3, 6-7(2), 6-1. Un marathon en cinq sets sur le gazon londonien.
Mais l’après-match a fait plus de bruit que le score. Les deux joueurs se sont accrochés au filet et ont échangé quelques mots peu amicaux. Réputé pour son calme, Auger-Aliassime n’a pas caché son agacement en conférence de presse.
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La règle du temps mort médical dans le viseur
Le point de départ ? Un temps mort médical demandé par Davidovich Fokina alors qu’il était mené sur une balle de break dans le quatrième set. Au retour du jeu, Auger-Aliassime a commis une double faute. L’étiquette du tennis veut qu’un joueur attende le changement de côté avant d’appeler le kiné, pour ne pas casser le rythme de l’adversaire.
Le verdict du Canadien est tombé, cash. « Tant que la règle est comme ça, un joueur l’utilisera à son avantage », a-t-il lancé. Il réclame une refonte : un joueur touché en plein jeu de service adverse devrait concéder les points jusqu’à pouvoir appeler le kiné. « C’est une honte, cette règle. Je ne vois aucun autre sport où on peut faire ça », a martelé Auger-Aliassime. Andy Roddick a lui aussi tiqué, en ironisant sur un adversaire qui « s’est souvenu de boiter ».
Cap sur Djokovic en quart
Place maintenant à un morceau de choix. Auger-Aliassime défie Novak Djokovic pour une place dans le dernier carré. Le Canadien n’a pas boudé son respect pour le Serbe, qu’il consulte parfois pour progresser. « Il faut que je joue mon meilleur tennis, sinon je ne passe pas », a-t-il reconnu.
Le plan de jeu est clair. Reste à l’appliquer face à l’un des plus grands de l’histoire, sur sa surface de prédilection.
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