Une réforme que le circuit réclamait depuis des années
Un chiffre résume le malaise : l’an dernier, un seul membre du top 10, Alexander Zverev, a disputé la Coupe Davis. Sinner s’était retiré, Alcaraz déclarait forfait sur blessure. La compétition, jadis prestigieuse, avait pris des airs de tournoi ATP 250. C’est dans ce vide que tombe l’information rapportée par le journaliste Jon Wertheim : World Tennis, l’ex-ITF, étudie sérieusement un retour au format aller-retour à domicile, et surtout un sacre tous les deux ans, à la manière de la Ryder Cup.
Le timing n’est pas anodin. Depuis 2019, l’épreuve avait troqué ses confrontations à domicile contre un tournoi final regroupé sur un site unique, huit équipes en lice. L’audience, elle, n’a jamais vraiment suivi.
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Ce que voulait Alcaraz
Carlos Alcaraz n’a pas attendu ce revirement pour dire tout haut ce que beaucoup pensaient. « Jouer chaque année n’est pas aussi bien que de jouer tous les deux ou trois ans », expliquait l’Espagnol lors de la dernière édition. « Si le tournoi se dispute tous les deux ans, l’engagement des joueurs sera encore plus fort, parce que ce sera unique. »
Le numéro 2 mondial touche là un point que les instances avaient longtemps ignoré : la rareté crée la valeur. Espacer l’épreuve, c’est lui rendre son statut d’événement. On n’avait pas vu un tel alignement entre la parole des joueurs et un projet de réforme depuis longtemps.
Un signal pour un calendrier à bout de souffle
Le dossier dépasse la seule Coupe Davis. La grogne enfle depuis que les Masters 1000 se sont étirés sur dix jours, parfois deux semaines, depuis 2025. Alléger la fin de saison enverrait un message. L’Italie, sacrée pour la troisième année de suite face à l’Espagne, aurait peut-être moins de titres à défendre, mais une compétition à défendre, elle, retrouverait un peu de sa superbe.
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