Une qualification, mais beaucoup de questions
L’essentiel est là. L’Olympique Lyonnais sera bien au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe de France après sa victoire contre Laval (2-0). Mais à la sortie du Groupama Stadium, le sentiment dominant n’est pas l’euphorie. Plutôt un mélange de soulagement et d’inquiétude. Car pendant 80 minutes, Lyon a souffert. Longtemps. Trop longtemps.
Un OL dominateur, mais stérile
Paulo Fonseca avait choisi de faire tourner. Un onze remanié, peu d’automatismes, et une domination territoriale sans véritable danger. Face à un bloc lavallois très discipliné, les Lyonnais ont peiné à accélérer, à trouver des décalages, à mettre du rythme. Laval, 17e de Ligue 2, s’est même offert les meilleures occasions de la première période, obligeant Descamps à intervenir à plusieurs reprises.
L’OL avait le ballon, mais pas les idées. Et surtout, pas l’étincelle.

Endrick, le raccourci vers la lumière
Cette étincelle, elle porte désormais un nom bien connu à Lyon : Endrick. Discret, parfois invisible, le Brésilien a surgi au moment où le doute commençait à s’installer dans les tribunes. À la 80e minute, sur une demi-occasion, il déclenche une frappe surpuissante sous la barre. Un missile. Un geste de classe pure. Et une libération collective.
Encore une fois, Endrick a fait ce qu’il sait faire de mieux : décider d’un match presque à lui seul.
Une frayeur qui glace le stade
Quelques minutes après son but, le soulagement a laissé place à l’inquiétude. Endrick s’allonge sur la pelouse, se tenant l’arrière de la cuisse. Le stade retient son souffle. Simple alerte ou vraie blessure ? Le Brésilien finira la rencontre, rassurant partiellement son entraîneur, mais le signal est là. Les corps commencent à tirer la langue.
Fonseca lucide, mais préoccupé
En conférence, Paulo Fonseca n’a pas masqué ses doutes. Oui, la qualification est là. Oui, Laval mérite des éloges. Mais l’état physique de son groupe l’inquiète. L’enchaînement des matchs, le manque de profondeur d’effectif et l’impossibilité de faire tourner davantage posent question.
« Je suis un peu préoccupé par l’état physique de l’équipe », a-t-il reconnu. Une phrase lourde de sens à ce stade de la saison.
L’OL dépend-il trop d’Endrick ?
C’est la question qui s’impose presque naturellement. Face à PAOK, face à Laval, Lyon a attendu un éclair individuel pour faire basculer la rencontre. Le talent d’Endrick est une bénédiction. Mais cette dépendance interroge. Que se passe-t-il le jour où le Brésilien est moins bien, ou absent ?
La Coupe de France pardonne parfois. Pas toujours.
Conclusion : Lyon avance, mais sans marge
L’OL est qualifié. Le contrat est rempli. Mais ce huitième de finale laisse une impression étrange. Celle d’une équipe encore fragile, qui gagne plus à l’instinct qu’à la maîtrise. Endrick continue d’empiler les buts décisifs et de porter Lyon à bout de bras. Reste à savoir combien de temps cela peut durer.
En Coupe de France, Lyon est toujours en vie. Mais le fil est mince. Très mince.
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