Rolland Courbis, une voix du foot français s’est tue
Le football français a perdu l’un de ses personnages les plus reconnaissables. Rolland Courbis est mort ce lundi matin à l’âge de 72 ans. Une annonce confirmée par sa famille et RMC. Avec lui s’en va bien plus qu’un ancien joueur ou entraîneur. C’est une voix, une silhouette, une façon de parler foot qui disparaît.
Depuis plus d’un demi-siècle, Courbis faisait partie du décor. Sur les terrains, sur les bancs, puis derrière les micros. Toujours là. Toujours reconnaissable.
Du terrain au banc, une vie de football
Avant d’être un personnage médiatique, Rolland Courbis était un joueur. Un défenseur rugueux, fiable, champion de France à trois reprises. Une fois avec l’Olympique de Marseille en 1972, puis deux fois avec l’AS Monaco en 1978 et 1982. Une époque où le jeu était plus dur, les duels plus francs, et où Courbis avait toute sa place.
Sa reconversion sur les bancs s’est faite naturellement. Bordeaux, Toulouse, Marseille, Montpellier. Des clubs, des contextes, des missions souvent complexes. Courbis n’a jamais été un entraîneur lisse. Mais il a toujours été respecté pour sa connaissance du jeu, son sens du vestiaire, et sa capacité à parler vrai.

Une voix devenue familière
À partir de 2005, Rolland Courbis change de terrain. Direction les studios de RMC. Micro ouvert, parole libre. Il impose rapidement son style. Direct. Imagé. Parfois brut, souvent juste. Il ne commentait pas le football, il le racontait.
Courbis devient une figure médiatique à part entière. Un consultant qu’on reconnaît à la première phrase. Un ton unique, entre pédagogie et punchlines, capable de faire sourire comme de piquer là où ça fait mal.
Jusqu’au bout, fidèle au micro
Même affaibli ces derniers mois, Rolland Courbis n’avait pas lâché. À la rentrée 2024, il avait rejoint « L’Équipe du Soir » sur la chaîne L’Équipe. Une nouvelle tribune, un nouveau public. Et toujours cette même passion intacte.
Il était encore sur le plateau à l’automne. Fatigué, mais présent. Parce que le football, pour lui, n’était pas un métier. C’était une vie.
Rolland Courbis, monument🩶
Merci d’avoir regardé et d’être resté devant ce match de Rugby en rediff avec moi dans les locaux de RMC parce que « c’est qui ce gars qui fait ce boucan ? », merci d’avoir parlé AJA en partageant ce verre quand on s’est retrouvé par hasard à Gallopin. pic.twitter.com/mu05QvgrvJ
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Un personnage qui ne sera jamais remplacé
Rolland Courbis laisse derrière lui un vide particulier. Celui que seuls les personnages vrais laissent. Pas parfait. Pas consensuel. Mais profondément sincère. Il faisait partie de ces figures qui traversent les générations sans jamais se démoder.
Le football français perd une mémoire, une voix, un regard.
Crédit photo : Valery Hache / AFP


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