- 1 Un été nantais qui s’annonçait plutôt tranquille
- 2 Disparu depuis le premier jour de reprise
- 3 Une situation inédite qui pousse aux premières sanctions
- 4 Un club coincé entre agacement et prudence financière
- 5 Une image déjà bien abîmée chez les supporters
- 6 La réserve comme seule porte d’entrée en cas de retour
Un été nantais qui s’annonçait plutôt tranquille
Sur le papier, tout allait plutôt bien du côté de la Jonelière. Le recrutement semble cohérent pour préparer une remontée immédiate, Michel Der Zakarian a retrouvé son banc avec toute l’aura d’une figure familière du club, et le premier match amical de la préparation, une victoire large 5-0 contre Fleury, envoyait des signaux plutôt encourageants. Bref, l’été s’annonçait studieux, presque paisible. Sauf qu’un dossier vient sérieusement grincer dans cette mécanique bien huilée : celui de Mostafa Mohamed.
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Disparu depuis le premier jour de reprise
Depuis le 24 juin, date de la reprise de l’entraînement, l’attaquant égyptien de 28 ans n’a tout simplement jamais mis un pied à la Jonelière. Pas une séance, pas un passage, pas même une excuse officielle. Michel Der Zakarian, interrogé jeudi sur ce dossier qui commence sérieusement à agacer, n’a pas mâché ses mots : personne au club ne sait où se trouve son joueur, les appels restent parfois sans réponse, et pour l’entraîneur, la responsabilité est entièrement du côté de Mohamed. S’il ne veut pas venir travailler, qu’il reste chez lui.
Encore faudrait il savoir où se situe précisément ce chez lui. Car pour retracer les traces du joueur, il faut se contenter d’Instagram. Fin juin, l’international égyptien, non retenu pour la dernière Coupe du monde, prenait tranquillement du bon temps au Cap Vert. Depuis, silence radio complet. Le club appelle, envoie des messages, tente le contact par tous les moyens disponibles. Rien. Pas un son, pas une image, pas la moindre trace de vie professionnelle.
Une situation inédite qui pousse aux premières sanctions
En vingt ans, la famille Kita n’avait jamais connu un cas similaire. On savait Waldemar Kita attaché au profil du joueur, apprécié depuis son arrivée pour 6,5 millions d’euros en provenance de Galatasaray. Mais la patience, cette fois, semble avoir atteint ses limites du côté de la direction nantaise. Chaque jour, un courrier est désormais adressé à l’ancien joueur de Zamalek pour l’informer qu’il ne percevra pas son salaire tant que cette situation perdurera.
Un club coincé entre agacement et prudence financière
Le FC Nantes n’est pas dupe. En interne, on imagine bien que Mohamed a un plan derrière la tête, probablement lié à une envie de départ qu’il ne formule jamais officiellement. Mais le club ne compte pas pour autant le laisser filer gratuitement, conscient de l’investissement initial consenti pour le recruter. Dans le même temps, aucun prix plancher n’a été fixé, la direction ayant bien conscience qu’il ne reste qu’une seule année de contrat au joueur, ce qui affaiblit mécaniquement son pouvoir de négociation.
Pour l’instant, aucune offre n’est arrivée sur le bureau nantais. Et difficile de s’en étonner au regard de la saison catastrophique livrée par l’attaquant la saison passée, entre méforme sportive et relégation du club en Ligue 2. Un profil qui, sur le marché, n’attire clairement plus les convoitises d’antan.
Une image déjà bien abîmée chez les supporters
Au delà du strict volet sportif, difficile d’imaginer que cette absence prolongée fasse réellement pleurer les tribunes de la Beaujoire. L’image de Mostafa Mohamed s’était déjà considérablement dégradée par le passé, notamment après son refus de participer aux matches dédiés à la lutte contre l’homophobie, une décision qui avait fait grand bruit et durablement écorné sa cote de popularité auprès d’une partie du public canari.
La réserve comme seule porte d’entrée en cas de retour
Reste maintenant à savoir comment cette situation va évoluer. Le joueur, injoignable, n’a pour l’instant donné aucune explication officielle sur son absence. Et si jamais il venait à réapparaître du côté de la Jonelière, le message du club est déjà clair : direction la réserve, en National 2, le temps de retrouver le rythme et de faire ses preuves. Une manière, pour Nantes, de rappeler qu’aucun joueur, aussi expérimenté soit il, ne dicte sa loi dans ce dossier.
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