Aucun Merengue pour la Roja, une onde de choc qui raconte bien plus qu’une liste
C’est tombé en plein après-midi, avec ce parfum de breaking qui met tout un pays en apnée. Luis De la Fuente, patron de la Roja, a dévoilé la liste pour la Coupe du monde. Et là, stupeur nationale: pas un seul joueur du Real Madrid. Zéro. Le vide. Une première dans l’histoire du Mondial pour l’Espagne, et un symbole cruel pour un club qui, d’ordinaire, règne sur l’Europe comme personne.
Le message est clair, et Florentino Pérez l’a sûrement senti passer. Lui qui aime tant contrôler le récit voit une nouvelle pierre lancée dans son jardin. Lui qui dirige le Real version quinze Ligues des champions doit maintenant encaisser une humiliation qui résonne plus fort qu’un simple non-lieu sportif.
𝗦𝗢𝗡 𝗘𝗟𝗟𝗢𝗦.
Son nuestros 26.#VamosEspaña | #CopaMundialFIFA pic.twitter.com/WvpEPRXD9z
— Selección Española Masculina de Fútbol (@SEFutbol) May 25, 2026
De la Fuente assume, Madrid encaisse
En conférence de presse, Luis De la Fuente a joué la carte froide, presque clinique. Selon lui, aucune logique de club, aucun favoritisme, uniquement la forme du moment. Un discours cohérent, presque irréprochable… sauf qu’il appuie là où ça fait mal. Car si la Roja ne compte aucun Merengue, c’est aussi parce que le Real n’en aligne presque plus. Parmi les 16 joueurs les plus utilisés cette saison, seuls trois sont espagnols. Un chiffre qui résume la direction prise depuis plusieurs années.
Et le symbole ultime reste ce quart de finale retour de Ligue des champions contre le Bayern Munich, où Arbeloa avait aligné un onze intégralement étranger. Que De la Fuente s’appuie ensuite sur un vivier plus large, plus jeune, plus dynamique… quoi de plus logique?
Des cases vides et des occasions manquées
Le seul qui semblait encore dans la course ces dernières semaines s’appelle Dean Huijsen. Un profil intéressant, polyvalent, mais pas suffisant pour tenir la barre au moment où le sélectionneur resserre les rangs. Robin Le Normand, lui, a vu la concurrence de Marc Pubill, nouvelle sensation de l’Atlético de Madrid, refermer la porte.
Pour le reste, c’est simple. L’Espagne du Real n’existe plus. Les jeunes comme Carreras ou Thiago Pitarch paient le marasme collectif. Gonzalo Garcia, lui, reste dans la catégorie des joueurs d’appoint: présent à l’entraînement jusqu’au 4 juin, mais pas dans l’avion pour les États-Unis sauf blessure d’un titulaire.
Essaie pour 0,99€.
La concurrence avance, la Roja se régénère
C’est aussi ça, l’autre vérité. Si les Madrilènes n’y sont pas, c’est parce que d’autres avancent plus vite. Le milieu accueille un Fabian Ruiz en renaissance, revenu pour le sprint final avec le Paris Saint-Germain. Le sélectionneur a aussi rappelé Gavi, pépite du FC Barcelona, quasi absent pendant deux ans et demi. Même logique pour Mikel Merino, revenu aux affaires avec Arsenal contre Crystal Palace.
Devant, c’est encore plus parlant. Lamine Yamal, tornade barcelonaise de 16 ans, et Nico Williams, dynamiteur de l’Athletic Bilbao, sont dans la liste malgré une fin de saison en pointillé. Des paris? Sans doute. Mais des paris qui incarnent l’avenir de la Roja.
Un Real en panne d’identité
Au fond, la gifle est là. Depuis l’Euro 2024, seuls Dani Carvajal et Huijsen ont porté le maillot de la Roja tout en appartenant au Real. Deux joueurs, trois matches chacun. Une goutte d’eau. De la Fuente a préféré miser sur des talents parfois convalescents plutôt que sur des Madrilènes invisibles. C’est violent, mais c’est mérité.
Et c’est surtout révélateur. Le Real a perdu ce qui faisait sa singularité: sa colonne vertébrale espagnole. Depuis des années, le club glisse vers un modèle ultra-internationalisé, brillant, mais déconnecté de la sélection. Cette fois, l’addition tombe. Sans amortisseur.
Alors oui, cette liste est historique. Mais elle raconte surtout un Real en crise identitaire, incapable de nourrir sa propre sélection. Une anomalie qui dit tout d’un géant qui, malgré ses trophées, a perdu un peu de son âme en route.
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire