Team USA ne veut rien laisser au hasard. Pas de dépendance à une seule ligne. Pas de héros isolé. Si les Américains veulent aller chercher l’or olympique pour la première fois depuis 1980, ce sera collectif.
Jeudi soir à Milan, face à la Lettonie, le message est passé fort et clair : victoire 5-1, dix joueurs différents inscrits sur la feuille de pointage, et un Brock Nelson en patron discret mais décisif.
Une première période frustrante
Les États-Unis démarrent bien. Brady Tkachuk ouvre le score dès la 6e minute sur une passe de son frère Matthew Tkachuk. Symbole parfait de cette équipe où la fraternité est presque une identité.
Mais la Lettonie ne plie pas. Renars Krastenbergs égalise rapidement, profitant d’un rebond laissé par Connor Hellebuyck.
Deux buts américains sont ensuite refusés, dont un impliquant Nelson. Hors-jeu, interférence sur le gardien. La frustration monte. Le score reste à 1-1 après vingt minutes.
Ce genre de moment peut faire dérailler une équipe impatiente.
Nelson prend le contrôle
À 10:38 de la deuxième période, Nelson remet les pendules à l’heure. Trouvé dans l’enclave par Jack Hughes, il feinte le gardien Elvis Merzlikins et glisse le puck au fond.
But propre. But clinique. But qui change l’énergie.
Les États-Unis ne relâchent plus. Tage Thompson en ajoute un en avantage numérique. Puis Nelson frappe encore, douze secondes avant la sirène du deuxième tiers, concluant une séquence de passes rapides orchestrée par Hughes.
4-1. Le match est plié.
Un collectif qui impressionne
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le score. C’est la profondeur.
Jack et Quinn Hughes distribuent. Jack Eichel participe. Les frères Tkachuk pèsent physiquement. Auston Matthews scelle le 5-1 en troisième période.
Nelson, pourtant auteur de 29 buts cette saison en NHL, évolue sur la quatrième ligne. Pas de jeu de puissance prioritaire, mais du temps en infériorité numérique, des mises en jeu cruciales, du travail de l’ombre.
C’est ce sacrifice qui plaît à l’entraîneur Mike Sullivan. Et c’est ce qui donne de la crédibilité au projet américain.
La Lettonie courageuse, mais submergée
Le score final pourrait faire croire à une promenade. Ce n’en était pas une.
La Lettonie a tenu vingt minutes. A combattu physiquement. A tenté de ralentir le rythme.
Mais en deuxième période, l’écart de talent a parlé. Les Américains ont dominé 17-2 aux tirs dans le tiers médian. À ce niveau, ça finit toujours par craquer.
Merzlikins a résisté autant qu’il a pu avant de céder sa place.
Un premier pas, rien de plus
Les États-Unis ont posé les bases. Intensité, profondeur, discipline.
Mais dans un tournoi court, chaque match compte et chaque adversaire monte en niveau. Samedi, ce sera le Danemark.
L’objectif reste clair : l’or.
Et si la démonstration contre la Lettonie n’est qu’un début, Team USA a déjà prouvé une chose essentielle : elle n’a pas besoin d’un seul héros. Elle a besoin de tout le monde.
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