Un pari sur la loyauté à prix plancher
3,9 millions de dollars sur un an. C’est le montant, proche du minimum vétéran, que Jordan Clarkson a accepté hier pour rester à New York, selon Shams Charania. Pour un ancien meilleur sixième homme de la ligue, la somme a de quoi interpeller. Elle raconte surtout une décision assumée : courir après une deuxième bague plutôt qu’un dernier gros chèque.
Arrivé chez les Knicks à l’été 2025 après cinq saisons et demie passées à Utah, Clarkson a vécu une année en dents de scie. Un temps de jeu fluctuant, des statistiques au plus bas de sa carrière avec 8,6 points en 17,8 minutes, et à peine trente minutes disputées sur l’ensemble des Finales. On ne l’attendait pas forcément de retour.
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La logique du plafond salarial
Le choix de New York n’a rien d’anodin. Le propriétaire James Dolan a fait de la lutte contre le second tax apron une priorité de l’intersaison, et sa direction s’y tient scrupuleusement. Le contrat de Clarkson ne pèsera qu’environ 2,45 millions sur la masse salariale, juste ce qu’il faut pour rester sous le seuil.
C’est dans cette même veine que les champions ont déjà conservé Landry Shamet, Jose Alvarado et Mohamed Diawara. La seule vraie perte s’appelle Mitchell Robinson, parti signer plus de 47 millions sur trois ans chez le rival de Boston. New York aurait pu s’aligner. Pas sans basculer dans le second apron.
Ce que Clarkson apporte vraiment
Reste la réalité du terrain. Clarkson ne jouera sans doute pas énormément, sauf pépin physique. Mais un banc de contender a besoin de ce profil : un scoreur capable d’allumer une soirée à lui seul, et un joueur qui a fini par mettre de l’énergie en défense sur la deuxième partie de saison. À 34 ans, il sait désormais ce que vaut une bague.
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