- 1 Greenwood s’en va, l’OM officialise la fin de l’histoire
- 2 Deux saisons de buts, mais pas une histoire totalement parfaite
- 3 Fenerbahçe frappe très fort
- 4 Une vente record, mais pas un jackpot total pour l’OM
- 5 Un départ présenté comme un choix commun
- 6 Marseille doit maintenant reconstruire son attaque
Greenwood s’en va, l’OM officialise la fin de l’histoire
C’était attendu depuis plusieurs semaines, c’est désormais acté. Mason Greenwood n’est plus un joueur de l’Olympique de Marseille. Au lendemain de l’officialisation de son transfert par Fenerbahçe, le club phocéen a pris la parole pour refermer officiellement un chapitre aussi productif que particulier.
Après deux saisons sur la Canebière, l’attaquant anglais rejoint la Turquie contre une indemnité proche de 40 millions d’euros. Un montant énorme, historique même pour les deux clubs, mais qui ne raconte pas à lui seul toute la complexité du dossier.
Sur le terrain, Greenwood a pesé lourd. Très lourd. En 81 matchs avec l’OM, il a inscrit 48 buts et délivré 17 passes décisives. Des chiffres qui résument l’importance sportive du joueur dans une équipe marseillaise souvent dépendante de ses fulgurances.
Mason Greenwood Fenerbahçe’de. 😎 pic.twitter.com/dPWEju4TnL
— Fenerbahçe SK (@Fenerbahce) July 14, 2026
Deux saisons de buts, mais pas une histoire totalement parfaite
Mason Greenwood a été l’arme offensive numéro un de l’OM. Sa capacité à frapper des deux pieds, à éliminer, à punir dans les petits espaces et à créer du danger presque seul a régulièrement sauvé Marseille. En Ligue 1, peu de défenseurs regretteront de ne plus le voir débarquer face à eux.
Mais son passage n’a jamais été une simple success-story linéaire. L’OM s’est appuyé sur lui, parfois presque trop. Et malgré ses statistiques impressionnantes, la réussite collective n’a pas toujours suivi, notamment lors d’un dernier exercice compliqué.
C’est tout le paradoxe Greenwood à Marseille : un rendement individuel immense, une valeur sportive évidente, mais une aventure qui n’a pas vraiment permis au club de franchir le cap espéré.
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Fenerbahçe frappe très fort
C’est finalement Fenerbahçe qui a remporté la bataille, malgré une grosse concurrence, notamment celle de l’Atlético de Madrid. Le club turc a cassé sa tirelire pour attirer l’Anglais, avec un contrat de quatre ans et une indemnité annoncée à 39 millions d’euros, payable en trois tranches sur trois ans.
Pour Fenerbahçe, c’est un signal énorme. Greenwood devient le plus gros achat de l’histoire du club, devant Mattéo Guendouzi, qui détenait jusque-là le record avec 28 millions d’euros. À Istanbul, l’objectif est clair : ajouter un joueur capable de faire basculer une saison, de porter l’attaque et d’aider le club à viser les titres.
Le salaire suit aussi cette ambition, avec environ 10 millions d’euros bruts par an pour le joueur.
Une vente record, mais pas un jackpot total pour l’OM
Pour Marseille, l’opération ressemble à une bouffée d’oxygène financière. Sans Ligue des Champions, sous pression de l’UEFA et de la DNCG, l’OM devait vendre. Greenwood était son meilleur actif. Le départ était donc presque inévitable.
Sur le papier, cette vente à près de 40 millions d’euros bat le record historique du club, qui appartenait à Michy Batshuayi, parti pour 39 millions en 2016. Des bonus pourraient même s’ajouter, jusqu’à 5 millions d’euros en cas de titre de champion de Turquie pour Fenerbahçe.
Mais Marseille ne récupérera pas toute la somme. En raison de l’accord passé avec Manchester United lors du transfert précédent, le club anglais touchera 40 % de la revente. L’OM devrait donc percevoir environ 24 millions d’euros sur le montant fixe.
Autrement dit, Marseille vend cher, mais pas aussi bien que le chiffre brut peut le laisser croire.
Un départ présenté comme un choix commun
Dans son communiqué, l’OM a tenu à maîtriser le récit. Le club explique que cette séparation est le fruit d’une réflexion conjointe entre le joueur et la direction, avec une décision prise d’un commun accord.
Le message est clair : Marseille ne veut pas donner l’image d’un club contraint de subir le départ de son meilleur buteur. Il s’agit plutôt, officiellement, d’une fin de cycle assumée par les deux parties.
L’OM a aussi remercié Greenwood pour ses performances sous le maillot olympien et lui a adressé ses vœux de réussite pour la suite de sa carrière.
Marseille doit maintenant reconstruire son attaque
Sportivement, le plus dur commence peut-être maintenant. Remplacer 48 buts et 17 passes décisives en deux saisons ne se fait pas avec un simple communiqué. Greenwood occupait une place centrale dans l’animation offensive, parfois même excessive, et son départ laisse un vide évident.
L’OM récupère de l’air sur le plan financier, mais perd son joueur le plus décisif. Il faudra donc réinvestir intelligemment, trouver un ou plusieurs profils capables de compenser, et éviter de faire peser toute la pression sur une seule recrue.
Le club phocéen tourne une page majeure.
Fenerbahçe, lui, s’offre une star offensive.
Et Mason Greenwood quitte Marseille avec des statistiques énormes, un transfert record, mais aussi cette impression d’une histoire qui a beaucoup produit sans jamais vraiment atteindre son sommet collectif.
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