La course au MVP : qui est dans le bon wagon et qui rame déjà ? 
Gagner un titre de MVP, c’est le Graal absolu. Demandez à n’importe quel joueur : une fois que tu l’as, tu signes « MVP » à côté de ton autographe pour le reste de ta vie. Le problème ? Avec des extraterrestres comme Shohei Ohtani et Aaron Judge dans les parages qui raflent tout, la mission s’annonce quasi impossible pour le commun des mortels. S’il est impossible de gagner le trophée dès les premières semaines de la saison 2026, on peut en revanche déjà le perdre. Tour d’horizon de ces cadors qui courent toujours après leur première couronne.
Ils sont déjà chauds bouillants
Yordan Alvarez (Astros) a vécu un vrai cauchemar en 2025. Seulement 48 matchs joués et 6 petits circuits au compteur. Mais oubliez ça, le monstre est de retour. L’artilleur de Houston affiche un OPS lunaire de 1.255 et a déjà égalé son total de circuits de l’an dernier (6). C’est toujours galère pour un frappeur désigné de rafler la mise, mais à ce rythme-là, il sera dans la discussion jusqu’au bout.
Du côté de l’Arizona, Corbin Carroll porte l’attaque sur ses épaules. L’équipe manque de puissance, mais lui fait le show avec déjà trois triples (meilleur total de la MLB) et une moyenne qui dépasse enfin les .300. Il n’a que 25 ans, et s’il nous sort une nouvelle saison en 30-30, il va peser très lourd dans la balance.
Même constat pour Gunnar Henderson (Orioles). Après une année 2025 compliquée à l’image de toute son équipe, le gars est reparti sur des bases folles. Co-leader de l’Américaine avec 6 circuits et déjà 3 buts volés dans la besace. Imaginez un peu le carnage quand Pete Alonso va commencer à chauffer juste derrière lui dans l’alignement de Baltimore…
Enfin, la stat WTF du moment est pour Bobby Witt Jr. (Royals) : un seul petit point marqué depuis le début de la saison. Mais ne vous y trompez pas, il tourne à .371 de présence sur les buts et mène la ligue avec 8 buts volés. La malchance s’acharne sur lui offensivement, mais s’il claque une saison à 40 ou 50 vols avec sa défense de fer habituelle, il faudra compter sur lui.
Ceux qui sont déjà dans la sauce
La fenêtre de tir est peut-être en train de se refermer pour Manny Machado. Le vétéran des Padres patine salement avec une moyenne de .213 et seulement 4 coups sûrs de plus d’un but. Certes, il marche beaucoup et mène la ligue sur les buts sur balles, mais on ne donne pas un MVP pour ça. Sous contrat jusqu’en 2033, il risque de finir au Hall of Fame sans jamais avoir soulevé ce foutu trophée.
Julio Rodríguez (Mariners) n’a que 25 ans, mais son entame de saison pique les yeux. Il plafonne à .194 avec un seul misérable circuit et une montagne de retraits au bâton. On le sait, le Dominicain est un joueur de séries capable de prendre feu d’un coup. Mais pour espérer décrocher la timbale cette année, le réveil a intérêt à sonner très vite.
Pour Juan Soto, la dynamique était bonne avec les Mets. Et paf, la tuile : une élongation au mollet qui va le laisser à l’infirmerie pour au moins deux à trois semaines. À 27 ans, louper des matchs est souvent rédhibitoire quand on vise la récompense suprême. Le compteur est toujours bloqué à zéro pour le prodige.
On termine avec José Ramírez (Guardians), l’éternel Poulidor du baseball. Toujours placé dans le top 10, jamais gagnant. Malgré l’exploit d’avoir claqué au moins un circuit contre toutes les franchises de la ligue, le poids des années se fait sentir et son démarrage au ralenti (.180 en 16 matchs) le met déjà dans les cordes. Comme quoi, en avril, on peut très vite griller tous ses jokers.
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