Jacob Misiorowski affole le radar, mais les Brewers restent dans le froid
Quand on a déjà été flashé à 104,3 mph en playoffs, une balle rapide à 102,7 mph en plein mois d’avril pourrait presque paraître banale. Mais pour Jacob Misiorowski, c’est tout simplement historique. Samedi soir, malgré la défaite des Brewers 6-3 face aux Pirates en 10 manches, le lanceur de 24 ans a pulvérisé un record : il a envoyé le strikeout le plus rapide jamais enregistré pour un partant depuis le début du suivi des lancers en 2008.
Un bras bionique et un calme olympien
Dès l’entame du match, Misiorowski a mis les gaz en retirant Oneil Cruz sur une balle rapide de 102,7 mph, effaçant ainsi la marque de Tarik Skubal établie l’an dernier. Et le colosse de Milwaukee ne s’est pas arrêté là. Dans la même manche, il a récidivé contre Brandon Lowe avec un autre retrait sur des prises à 102,2 mph. C’est la première fois qu’un partant aligne plusieurs strikeouts à plus de 102 mph dans un seul inning.
Face à ses statistiques irréelles, le principal intéressé reste d’un calme déconcertant. « OK, cool », a-t-il simplement lâché après avoir été informé de ses records. Avec ses 9 retraits au bâton lors de cette sortie, il reprend seul la tête de la MLB avec un total de 51 strikeouts cette saison.
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Des erreurs qui coûtent cher et une infirmerie pleine
Malgré cette démonstration de force, tout n’a pas été parfait. Misiorowski a concédé trois points en six manches, payant cher deux frappeurs atteints qui ont fini par croiser le marbre. « Je ne pensais pas l’avoir touché », a-t-il regretté à propos du tournant du match en sixième manche, mais la révision vidéo à New York en a décidé autrement. Pour le gérant Pat Murphy, l’essentiel est ailleurs : son jeune prodige a prouvé qu’il pouvait lutter même quand les vents étaient contraires.
Les Brewers en mode survie
Le vrai problème à Milwaukee, c’est l’attaque. Privés de leurs meilleurs frappeurs de puissance comme Jackson Chourio, Christian Yelich et Andrew Vaughn, tous blessés, les Brewers viennent d’enchaîner un sixième match consécutif sans frapper le moindre circuit. C’est leur plus longue disette depuis 2015. Avec quatre défaites de suite et 11 revers sur leurs 16 dernières sorties, l’équipe traverse une zone de turbulences majeure. « On essaie juste de survivre jusqu’à ce que les gars reviennent », a résumé Misiorowski. Pour le moment, seul son bras semble capable de générer de la chaleur dans le Wisconsin.
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