Le cauchemar continue pour les Angels en MLB: une bourde monumentale offre la victoire aux Yankees 
C’est le genre de bévue qui vous hante pendant des semaines. Dès que Jazz Chisholm Jr. a frappé cette chandelle inoffensive dans l’avant-champ, Jordan Romano, le closer des Angels, a pointé le ciel, certain de tenir son deuxième retrait de la neuvième manche. Sauf que le court-arrêt Zach Neto et le troisième but Oswald Peraza se sont regardés dans le blanc des yeux, laissant la balle tomber lamentablement entre eux. Une erreur de communication qui a coûté très cher : Caballero a profité de l’offrande quelques instants plus tard pour claquer un doublé de deux points, crucifiant les Angels sur le fil (5-4) au Yankee Stadium.
Neto assume ses responsabilités après le fiasco
Dans le vestiaire, l’ambiance était glaciale. Pour Kurt Suzuki, le manager des Angels, le bruit du stade n’excuse pas tout, mais il explique l’hésitation fatale des deux joueurs. Zach Neto, malgré ses 25 ans, n’a pas cherché d’excuse : « C’est ma faute. Le court-arrêt a la priorité sur tout le monde sur ce genre de balles, j’aurais dû la prendre. J’assume l’entière responsabilité du truc. »
Après ce « simple » cadeau, Chisholm a immédiatement volé le deuxième but. Austin Wells a gratté un but sur balles, et Caballero a fait le reste. Mike Trout, qui avait pourtant claqué un circuit pour un troisième match de suite, a bien tenté un relais désespéré vers le marbre, mais Wells a glissé sous le gant du receveur pour valider le braquage new-yorkais.
Jordan Romano en pleine crise de confiance
Pour Jordan Romano, l’addition est salée. C’est son deuxième sabotage (blown save) en seulement trois jours. Le lanceur de 32 ans, qui avait commencé la saison avec cinq manches blanches impeccables, voit son ERA exploser à 8.44. Forcément frustré, il ne veut pas tout mettre sur le dos de ses défenseurs : « C’est le baseball, ça arrive. Quand un gars arrive sur base, c’est mon boulot de sortir les lancers qu’il faut derrière. »
Si Suzuki maintient pour l’instant Romano dans son rôle de finisseur, la concurrence frappe à la porte. Le vétéran Kirby Yates va entamer sa rééducation en ligues mineures et le lance-flammes Ben Joyce a recommencé à affronter des frappeurs après sa chirurgie de l’épaule. La marge d’erreur de Romano est devenue quasi inexistante.
Apprendre de la douleur au Bronx
Malgré ces deux défaites crève-cœur encaissées cette semaine à New York, les Angels (9-10) essaient de garder la tête haute. « Je ne vais pas dire que ça ne fait pas mal, ça pique vraiment », avoue Suzuki. « Mais demain est un autre jour. On l’oublie et on passe au match suivant. »
Même son de cloche chez Neto, qui veut transformer cette frustration en moteur pour la suite. Au milieu de ce chaos, une statistique résume bien l’équilibre précaire de l’équipe : après 19 matchs, les Angels ont marqué exactement autant de points qu’ils en ont encaissés (94). Une équipe compétitive, mais qui doit impérativement apprendre à fermer la porte quand elle en a l’occasion.
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