Un ancien numéro 9 qui se revoit
Wayne Rooney regarde Jude Bellingham jouer et il se voit. Presque à l’identique.
« Une minute tu te dis : ce gamin est un génie. La minute d’après : ne rentre pas dans ce tacle, ne te fais pas expulser. » Rooney parle de Bellingham. Il parle aussi de lui, à 20 ans.
Le verdict est tombé sur son podcast. Pour l’ancien capitaine anglais, Bellingham est le meilleur joueur de ce Mondial. Six buts en six matchs. Deux longueurs derrière Mbappé et Messi au Soulier d’or.
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Des chiffres qui ne mentent pas
Bellingham a 23 ans. Neuf buts et trois passes cumulés en Coupe du monde et en Euro. Un but ou une passe toutes les 138 minutes en grand tournoi avec l’Angleterre. Contre une toutes les 284 minutes le reste du temps.
La différence saute aux yeux. Le garçon monte quand la lumière s’allume. Il a marqué contre la Croatie, le Panama, puis deux fois face au Mexique et deux fois contre la Norvège.
« Avec Jude, c’est l’énergie, l’envie, le désir », dit Rooney. « C’est rare. Beaucoup de cracks s’appuient sur la technique. Lui, il a la faim. » Refrain d’ancien combattant. Sincère.
Et si c’était Kane, au bout ?
Rooney ne s’arrête pas là. Si l’Angleterre soulève le trophée, dit-il, ce sera Harry Kane qui l’aura fait gagner.
Son idée est simple. Les défenseurs argentins, Cristian Romero et Lisandro Martinez, détestent ce type d’attaquant. Kane décroche, les attire, ouvre l’espace. « S’il est dedans, il les détruit. »
À eux deux, Kane et Bellingham ont inscrit 12 des 13 buts anglais du tournoi. Jamais une équipe ayant marqué autant n’a autant dépendu de deux joueurs. Ce mercredi soir, l’Argentine est prévenue.
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