Ce n’est plus une histoire de héros solitaire à Atlanta. Pas ce soir. À San Francisco, les Hawks ont débarqué sans complexes et sont repartis avec une victoire solide, presque méthodique, 124-111 face aux Warriors. Une performance collective, appuyée, assumée. Six joueurs à plus de 10 points, un tempo maîtrisé, et une impression nette laissée sur le parquet. Atlanta n’a pas volé ce succès. Il l’a construit, possession après possession.
Nickeil Alexander-Walker, le rythme dans la peau
Nickeil Alexander-Walker a été le chef d’orchestre. Avec 24 points, des prises de décision rapides, une agressivité constante. Il n’a jamais laissé Golden State s’installer dans sa zone de confort. Juste avant la pause, il a frappé fort. Deux tirs primés coup sur coup, huit points en un éclair, et l’élan bascule. Atlanta rentre aux vestiaires devant, 59-53, avec la sensation d’avoir pris l’ascendant mental.
🏀 SUNDAY’S FINAL SCORES 🏀
Jalen Johnson records the double-double to give the @ATLHawks their third straight win!
Nickeil Alexander-Walker: 24 PTS, 3 STL, 3 3PM
Luke Kennard: 22 PTS, 6 3PM
Onyeka Okongwu: 18 PTS, 12 REB, 8 AST, 2 STL, 3 3PM https://t.co/gbjQxbmXhn pic.twitter.com/eSfeCoWrMF— NBA (@NBA) January 12, 2026
Jalen Johnson a parfaitement complété le tableau. 23 points, 11 rebonds, 6 passes. Un match plein, mature, qui raconte la progression d’un joueur de plus en plus central dans ce projet. Et derrière eux, Luke Kennard a dynamité le match en sortie de banc. 22 points, six tirs à trois points. Chaque panier faisait un peu plus de bruit dans la salle.
Les Warriors trop dépendants de leurs stars
Stephen Curry et Jimmy Butler ont tout tenté. Curry termine à 31 points, Butler à 30, avec une activité constante et une vraie volonté de porter l’équipe. Mais le basket ne se joue pas à deux, pas contre une équipe aussi dense. À la pause, Golden State affichait déjà un vilain 5 sur 19 à trois points. Trop de tirs forcés, pas assez de circulation, et une attaque qui s’est souvent figée.
Même quand les Warriors ont tenté un retour, comme ce run de 10-0 après le panier de Dyson Daniels au troisième quart-temps, Atlanta a gardé son calme. Pas de panique. Une réponse immédiate. Toujours un joueur différent pour sanctionner. Un autre problème majeur des Dubs : Les pertes de balles. Hier soir se sont 15 turnover qui ont été commis, une statistique décisive de la rencontre qui a permis aux Hawks de garder la tête haute.
Un collectif bien huilé
Cette troisième victoire consécutive des Hawks n’a rien d’un hasard. Elle parle d’équilibre, de confiance, d’un groupe qui sait partager la lumière. CJ McCollum, discret mais précieux pour son premier match sous les couleurs d’Atlanta avec 12 points en 19 minutes. Daniels dans le sale boulot en 23, 11 rebonds et 6 assists. tandis que Kennard en sniper, a su mettre les shoots importants en fin de rencontre (22 pts, 6/9 à 3pts). Chacun à sa place, chacun utile.
En face, Golden State a vu sa série à domicile s’arrêter net. Et malgré une soirée historique pour la famille Curry, désormais deuxième duo père-fils le plus prolifique de l’histoire NBA, l’essentiel est ailleurs. Les Warriors ont encore cherché leur second souffle collectif. La date clé du 15 janvier ne peut pas arriver plus vite pour l’équipe qui n’attend qu’une chose, tradé Jonathan Kuminga afin d’obtenir une pièce maîtresse pour l’effectif (rumeurs d’arrivée de Michael Porter Jr depuis Brooklyn).
Une victoire qui promet
Atlanta n’a pas juste gagné un match à l’extérieur. Il a envoyé un message. Celui d’une équipe capable de voyager, de résister aux runs, de ne pas trembler face aux grands noms. Une équipe qui avance sans bruit, mais avec une vraie identité.



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