Treize saisons, puis un virage
Treize ans à Milwaukee. Un titre en 2021, deux trophées de MVP, puis trois éliminations de suite au premier tour des playoffs et un exercice 2025-26 achevé sans qualification. Le CV récent explique le départ mieux que n’importe quelle déclaration.
Giannis Antetokounmpo a été présenté cette nuit comme joueur du Heat, trois semaines après un transfert que Miami a payé au prix fort : Tyler Herro, Kel’el Ware, Jaime Jaquez Jr., Kasparas Jakucionis, trois futurs premiers tours de Draft, un second tour et un swap. Bobby Portis a suivi le Grec en Floride.
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Ce que Pat Riley dit avoir entendu
« Lorsque nous avons discuté, j’ai senti et entendu la conviction dans sa voix. Il a parlé de victoire », a raconté le président du Heat, installé aux côtés d’Erik Spoelstra. Riley espère que le joueur « pourra rester ici jusqu’à la fin de sa carrière ».
Le Grec, lui, a résumé son choix en une phrase : « Tout ce qui compte, c’est de gagner. » Il raconte avoir longtemps cherché à comprendre ce qui rendait cette organisation singulière, puis avoir tenté de le reproduire à Milwaukee.
Un tandem qui rebat les cartes à l’Est
À 31 ans, Antetokounmpo tournait encore à 27.6 points de moyenne la saison passée, avec 62.4% de réussite aux tirs, son meilleur pourcentage en carrière. Associé à Bam Adebayo dans la raquette, il offre à Miami l’une des paires défensives les plus intimidantes de la conférence. Spoelstra évoque « une force de la nature », capable d’être « le meilleur joueur de la planète » n’importe quel jour de l’année.
Reste la demande la plus inhabituelle de cette conférence de presse. Celle d’un double MVP qui réclame d’être « entraîné à la dure ». « Je préfère entendre une vérité difficile plutôt qu’un beau mensonge. » Une deuxième bague se construit rarement sur les compliments.
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