- 1 Un match de play-in, et soudain toute la vieille magie de la Baie est revenue
- 2 Les Clippers ont longtemps eu le match en main
- 3 Puis Curry a cessé d’être humain pendant six minutes
- 4 Horford a allumé l’incendie au meilleur moment
- 5 Et quand les légendes ont senti le sang, Draymond a fermé la porte
- 6 Les Warriors sont encore debout, et c’est peut-être la pire nouvelle pour Phoenix
Un match de play-in, et soudain toute la vieille magie de la Baie est revenue
Il y a des soirées qui ressemblent à une dernière cartouche. Et puis il y a celles qui réveillent un passé entier. Mercredi soir, à Inglewood, les Warriors ont battu les Clippers 126-121 dans un scénario totalement renversant, un de ces matchs qui commencent dans l’inquiétude, glissent vers la résignation, puis finissent dans une explosion de bruit, de tirs lointains et de souvenirs ravivés. Golden State était au bord du vide. Golden State est encore en vie.
À première vue, tout semblait pourtant écrit pour Los Angeles. Les Clippers avaient le contrôle, du rythme, de l’avance, des solutions multiples. Ils ont mené pendant presque toute la rencontre, compté jusqu’à 13 points d’avance dans le quatrième quart-temps, et donné l’impression d’être l’équipe la plus stable, la plus propre, la plus proche de tenir son billet. Puis Stephen Curry s’est souvenu qu’un match n’est jamais fini tant qu’il peut encore le tordre à sa manière. Et autour de lui, Al Horford puis Draymond Green ont transformé la fin de soirée en hold-up parfaitement assumé.

Les Clippers ont longtemps eu le match en main
Pendant une bonne partie de la rencontre, c’est pourtant bien L.A. qui racontait le match. Darius Garland a mis de l’ordre, Kawhi Leonard a pesé physiquement, Bennedict Mathurin a apporté des points, et les Clippers ont régulièrement repris une marge confortable chaque fois que Golden State semblait pouvoir revenir à hauteur. Leur première mi-temps a été celle d’une équipe qui savait exactement où frapper pour garder l’adversaire à distance.
Et face à eux, les Warriors avaient un problème évident : Stephen Curry. Ou plutôt un Stephen Curry méconnaissable pendant vingt-quatre minutes. Huit points seulement à la pause, 2 sur 9 au tir, et même cette image qui a dû faire trembler toute la Dub Nation quand on l’a vu rentrer au vestiaire après un début de match compliqué. Pendant ce temps, Golden State ne survivait que grâce à quelques appuis trouvés ailleurs. Podziemski tenait debout, Porzingis mettait un peu de présence, Horford restait prêt à faire sauter l’écart s’il le fallait. Mais globalement, le match glissait vers les Clippers.
Et quand Kawhi a terminé une contre-attaque en bulldozer avant la pause, on avait presque l’impression que la soirée était déjà en train de choisir son camp.
Puis Curry a cessé d’être humain pendant six minutes
Le troisième quart-temps a changé la température du match. Pas tout de suite au score, mais dans l’air. Et le responsable, c’est évidemment Curry. On l’avait laissé maladroit, frustré, presque absent. On l’a retrouvé incandescent. En six minutes, il a planté 16 points, avec trois paniers de loin, une action à quatre points et cette sensation immédiate que le parquet venait de s’incliner de son côté.
C’est ce que Curry fait de mieux, au fond. Pas simplement scorer. Déformer une rencontre. Modifier la peur, la confiance, l’énergie, la lecture même du match. Les Clippers ont limité la casse comme ils ont pu, sans complètement paniquer, mais tout le monde avait compris que le rapport de force venait de changer. Le match qui paraissait gérable devenait dangereux. La soirée maîtrisée commençait à sentir le piège.
Et dans ce type de décor, Golden State sait encore très bien vivre.
Stephen Curry 35 PTS, 4 AST, 1 STL, 12/23 FG, 7/12 3FG, 4/5 FT, 69.4% TS vs Clippers
27 on 87.4% TS in the 2nd Half. pic.twitter.com/Tu1IQ10OIx https://t.co/W31eiNdale
— Basketball Performances (@NBAPerformances) April 16, 2026
Horford a allumé l’incendie au meilleur moment
Si Curry a réveillé les Warriors, Al Horford a donné à la remontée sa forme définitive. À 39 ans, l’intérieur a sorti une série de trois bombes consécutives en un peu plus de trois minutes, avant d’en planter une quatrième pour faire passer Golden State devant à 2:12 de la fin. Quatre tirs de loin, quatre coups de marteau, et cette impression folle que le vétéran avait choisi l’instant parfait pour sortir de l’ombre et tordre la fin de match.
Al Horford 14 PTS, 3 REB, 5/8 FG, 4/7 3FG, 0 FTS, 87.5% TS vs Clippers
12 PTS, 4/4 3FG IN THE 4TH. pic.twitter.com/ePlulqVvbf https://t.co/hhojsZCiVt
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C’est souvent comme ça dans ces matchs de printemps. Une star déclenche la secousse, puis un vieux briscard vient lui donner sa profondeur. Horford n’a pas seulement mis des tirs. Il a mis les tirs qui blessent. Ceux qui retournent une salle. Ceux qui changent l’assurance d’une équipe et qui installent le doute chez l’autre. Les Clippers, qui tenaient encore la barre quelques minutes plus tôt, ont alors commencé à vaciller pour de bon.
Et quand les légendes ont senti le sang, Draymond a fermé la porte
À partir du moment où Golden State est passé devant, la suite a presque ressemblé à une scène écrite pour eux. Curry a planté sa septième bombe de la soirée pour donner trois points d’avance. Puis Draymond Green a terminé le travail à sa manière : deux interceptions énormes sur Kawhi Leonard, deux actions de chien de guerre, deux rappels que dans les matchs où tout brûle, il reste encore l’un des meilleurs pour salir le terrain juste ce qu’il faut pour gagner.
Draymond Green defense on Kawhi pic.twitter.com/4koTlbLAl6 https://t.co/n3qSzr4FM0
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Kawhi, justement, est resté muet pendant tout le quatrième quart-temps jusqu’aux seize dernières secondes. C’est probablement là que la série a basculé pour de bon. Les Clippers avaient des solutions, du talent, de l’avance, mais ils ont fini par étouffer dans les toutes dernières minutes, incapables de répondre à la violence émotionnelle du moment. Golden State, lui, s’est nourri de chaque possession comme si c’était une dernière chance. Et dans un play-in, c’est souvent ce qui sépare le survivant du condamné.
Les Warriors sont encore debout, et c’est peut-être la pire nouvelle pour Phoenix
Au bout du compte, Curry termine avec 35 points après une première mi-temps presque fantomatique. Horford a frappé comme un sniper. Draymond a verrouillé. Et les Warriors ont prolongé leur saison au terme d’un de ces matchs qui rappellent pourquoi cette franchise reste si dangereuse quand elle sent la mort approcher.
La suite, ce sera Phoenix dans la nuit de vendredi à samedi, pour décrocher le dernier billet en playoffs et un premier tour contre le Thunder. Les Clippers, eux, quittent la scène au bout d’un match qu’ils ont tenu si longtemps avant de le voir leur échapper entre les doigts.
Et si on devait résumer la soirée en une seule idée, ce serait peut-être celle-là : tant que Curry et Green respirent encore dans un match à élimination, personne ne devrait se sentir tranquille.
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