Fin de saison prématurée pour Noa Essengue, but: rebond en 2026
La nouvelle est tombée comme un coup de massue hier soir. L’ailier-fort rookie des Chicago Bulls, Noa Essengue, va devoir subir une opération à l’épaule gauche et manquera le reste de la saison 2025-2026.
À 19 ans (dans 2 semaines), sélectionné à la 12ᵉ place de la dernière draft, tout s’arrête net. Deux apparitions en NBA, un peu plus de six minutes sur les parquets, zéro panier inscrit, et c’est tout pour cette année.
C’est un sérieux coup de frein pour l’un des talents français les plus attendus de sa génération, mais ce n’est pas la fin de l’histoire.
Injury Update: Noa Essengue will have shoulder surgery and will miss the remainder of the season, per Billy Donovan. pic.twitter.com/ej2he33HCF
— Chicago Bulls (@chicagobulls) December 3, 2025
Un début prometteur en G-League, mais trop fragile pour durer
Encore il y a peu, Essengue faisait parler de lui pour de bonnes raisons. En G League, sous les couleurs des Windy City Bulls, il n’était pas là pour faire de la figuration. 23 points de moyenne, 8,5 rebonds, 30,8 minutes de jeu.
Sur le papier, c’était le parcours espéré pour un jeune ailier-fort au profil longiligne, capable de défendre, de provoquer des mismatchs, qui pourrait, éventuellement, s’aguerrir avec du temps de jeu. Même si la rotation NBA ne l’avait pas encore adopté — lafance est longue dans une franchise comme Chicago, il montrait des signes réels d’évolution.
L’épaule lui avait déjà donné quelques sueurs froides. Mais l’équipe médicale a jugé préférable d’intervenir maintenant plutôt que de laisser le problème s’installer, avec le risque de compromettre ses années à venir.
Une saison rookie symbolique, mais surtout formatrice, avec un goût d’inachevé
Rookie. Trois lettres qui veulent dire : promesse, travail, attente. Pour Essengue, cette saison devait être celle de l’acclimatation. Pour grandir, apprendre, observer, et un jour s’imposer. À la place, elle prendra fin prématurément.
Mais ce n’est pas un échec. Plutôt une pause forcée, un contre-temps. À 19 ans, il y a du temps devant lui. La NBA est loin des projecteurs quand on joue moins de 10 minutes en pro, mais le potentiel reste là. Ceux qui l’ont vu à l’œuvre en G League savent qu’il y a de quoi construire quelque chose, même si le chemin sera long.
Il y a un côté cruel à tout ça. L’énergie, la volonté, les espoirs d’un gamin fraîchement drafté, d’un Français prêt à assumer un maillot NBA, se heurtent à la réalité d’un corps encore fragile, d’un début de carrière qui se crispe. Mais le vrai test ne s’arrête pas à un lit d’hôpital ou à une salle de rééducation. Il commence maintenant.
Le vrai enjeu : 2026, la revanche silencieuse
Quand on regarde les trajectoires de talents précoces blessés jeunes, souvent la différence se fait dans la gestion de la rééducation, la patience, l’honneur du travail silencieux. Essengue a toutes les raisons de s’accrocher. Il ne part pas de trop bas. Il a déjà montré qu’il savait scorer, prendre des rebonds, absorber des minutes. Ce qu’il lui manque aujourd’hui, ce qu’il doit reconstruire, c’est la confiance, la santé, la constance.
Ce n’est pas un adieu à la saison. C’est un “on se revoit en 2026”. Un pari sur un corps qui redeviendra fonctionnel, sur une tête qui ne lâchera rien, sur un talent qui n’a pas disparu, seulement reculé le temps de cicatriser.
Quand il reviendra, ce ne sera ni avec pression ni avec promesses creuses. Ce sera avec la détermination d’un jeune homme qui sait ce qu’il vaut. Et peut-être, alors, la vraie histoire de Noa Essengue pourra commencer.

Crédit photo : Photo par KAMIL KRZACZYNSKI / AFP


Laisser un commentaire