Une nuit à huit buts pour effacer les doutes
Il y a des victoires qui rassurent. Et puis il y a celles qui claquent comme une gifle en plein visage. Jeudi soir, à la Crypto.com Arena, les Oilers ont choisi la deuxième option. Un 8-1 violent, assumé, presque thérapeutique contre des Kings déboussolés.
Edmonton restait sur une série de défaites frustrantes, dont un 6-5 douloureux à Anaheim la veille. Cette fois, pas de scénario qui dérape. Pas d’avance gaspillée. Juste une démonstration. Froide. Clinique. Impitoyable.
Et au centre de tout ça, évidemment, Connor McDavid.
Connor McDavid, encore cent
Un but, une aide. Deux points de plus. Et surtout, la barre des 100 franchie pour la neuvième fois en carrière.
À 28 ans, Connor McDavid continue d’écrire sa propre normalité dans l’exceptionnel. Six saisons consécutives à 100 points. Neuvième campagne à triple chiffre. Dans l’histoire de la LNH, seuls Wayne Gretzky (15) et Mario Lemieux (10) ont fait mieux.
Son but du 4-1 résume tout. Il attire Darcy Kuemper au poteau gauche, disparaît derrière la cage, réapparaît côté droit et glisse la rondelle dans un filet béant pendant que Drew Doughty s’étire désespérément sur la glace. Une séquence à la McDavid. Vitesse, lucidité, timing.
Connor McDavid is inevitable. pic.twitter.com/m0BubgJYxT
— Sports on Prime Canada (@SportsOnPrimeCA) February 27, 2026
Le genre d’action qui plie un match.
Draisaitl et Hyman, les lieutenants de luxe
Si McDavid est le métronome, Leon Draisaitl est le marteau. Un but, trois aides, omniprésent sur les mises en jeu et létal en avantage numérique. Son but en power play en début de troisième période a définitivement éteint les Kings.
Zach Hyman, lui, a encore fait du Hyman. Sale boulot devant le filet, rebonds grattés, deux aides en prime. Son but pour le 5-1 a fini de transformer la rencontre en soirée cauchemar pour Los Angeles.
Edmonton a joué simple. Défense compacte, transitions rapides, efficacité maximale. Comme l’a résumé Hyman après le match, tout commence par la défense. Et pour une fois, les Oilers ont contrôlé ce qu’ils pouvaient contrôler.

Les Kings, spirale inquiétante
Pour Los Angeles Kings, c’est une autre histoire. Une cinquième rencontre sans victoire. Un bilan de 0-4-1 sur les cinq derniers matchs. Et un public qui a laissé éclater sa colère avec des chants de “Fire Hiller” visant l’entraîneur Jim Hiller.
Darcy Kuemper a cédé quatre fois sur quinze tirs avant de quitter la glace. Anton Forsberg a limité la casse sans pouvoir inverser la tendance. Devant, les leaders ont cherché les mots.
Le capitaine Anze Kopitar n’a pas fui. Il reste 24 matchs, oui. Mais le temps commence à presser. Los Angeles accuse trois points de retard sur Seattle Kraken pour la deuxième wild card à l’Ouest. Et dans une Conférence aussi serrée, chaque soirée ratée pèse double.
Le plus inquiétant n’est pas le score. C’est l’impuissance. Structure fragile. Défense perméable. Confiance en miettes.
Edmonton relance la course
Du côté des Edmonton Oilers, ce succès ne règle pas tout. Mais il change l’atmosphère. Il redonne du souffle après une séquence étouffante. Connor Ingram a fait les arrêts nécessaires. La profondeur a répondu. Même en jouant avec 11 attaquants, Edmonton a roulé.
Ce 8-1 n’est peut-être qu’un match de février. Mais dans une saison longue et nerveuse, certaines soirées servent de pivot.
McDavid a franchi un cap symbolique. Draisaitl a dominé. Les Oilers ont repris le contrôle.
Et les Kings, eux, doivent déjà regarder derrière. Parce que la course aux séries n’attend personne.
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