- 1 Un match longtemps fermé, où personne ne voulait offrir le premier vrai cadeau
- 2 Howden a lancé Vegas, Marner a montré sa patte
- 3 Le tournant oublié par Anaheim pourrait coûter cher dans la série
- 4 Granlund a récompensé les Ducks, Barbashev a immédiatement puni leur euphorie
- 5 Carter Hart a été précieux, et Vegas sait qu’il peut jouer mieux
Le premier point est pour Vegas, mais ce match 1 n’a rien eu d’une promenade. Loin de là. Dans une rencontre serrée, disputée, parfois étouffante, les Golden Knights ont fini par prendre le dessus sur les Ducks d’Anaheim (3-1) grâce à un but décisif d’Ivan Barbashev en fin de troisième période. Un succès important, bien sûr, parce qu’il permet à la franchise du Nevada de lancer idéalement sa série de deuxième tour. Mais aussi un succès qui laisse une drôle d’impression : celle d’une équipe gagnante, sans être totalement convaincante, face à un adversaire qui a déjà prouvé qu’il avait les moyens de faire durer cette confrontation.
C’est sans doute ce qui rend ce match intéressant au-delà du simple score. Oui, Vegas mène 1-0. Oui, Carter Hart a tenu la baraque. Oui, Mitch Marner et Pavel Dorofeyev ont pesé dans les moments qui comptent. Mais en face, Anaheim n’a pas reculé. Anaheim a joué avec rythme, avec personnalité, avec une vraie capacité à gêner les Golden Knights dans leur propre patinoire. Et dans une série qui s’annonce serrée, ce genre de signal compte énormément.
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Un match longtemps fermé, où personne ne voulait offrir le premier vrai cadeau
La première période a parfaitement résumé l’état d’esprit des deux équipes. Pas de but, pas de relâchement, très peu d’espaces. Chaque séquence semblait jouée avec la conscience qu’une erreur pourrait faire basculer la soirée. C’est souvent le cas lors d’un match 1 de deuxième tour : les jambes sont là, l’intensité aussi, mais les prises de risque restent mesurées.
Vegas a bien tenté de poser son jeu et d’utiliser l’avantage de la glace pour installer son tempo. Mais Anaheim a très bien répondu. Les Ducks ont montré de la discipline dans leur structure, de la présence dans les duels et surtout une vraie envie de ne pas subir le scénario habituel d’un match à l’extérieur. Ils n’étaient pas là pour survivre. Ils étaient là pour jouer.
Ce type de première période sans but peut parfois endormir une rencontre. Ici, c’était tout l’inverse. Cela préparait surtout un match de détails, un match où le premier but allait peser très lourd.
Howden a lancé Vegas, Marner a montré sa patte
Le verrou a sauté en début de deuxième période, et l’action mérite qu’on s’y arrête. Brett Howden a ouvert le score à 3:14 en allant couper au bon moment devant le filet une superbe passe transversale de Mitch Marner. C’est un but de timing, de lecture, mais aussi de talent sur la passe initiale. Marner a déjà montré sur cette action pourquoi Vegas l’a voulu à ce niveau de la saison : pour apporter cette créativité qui peut casser un bloc sur une demi-seconde d’inspiration.
Howden, lui, continue d’être un vrai facteur sur ces playoffs. Son cinquième but du printemps ne doit rien au hasard. Il sent bien les espaces, il suit les actions, et il se récompense d’une activité constante.
À 1-0, Vegas tenait alors son match. Ou du moins, c’est ce qu’on pouvait croire.
Le tournant oublié par Anaheim pourrait coûter cher dans la série
Parce que quelques minutes plus tard, les Ducks ont laissé passer une occasion immense. Leo Carlsson a parfaitement préparé le coup pour Jackson LaCombe, qui se retrouvait en position idéale. Mais au lieu de tirer avec un filet quasiment offert, le défenseur a voulu remettre vers Troy Terry. Une passe de trop. Une hésitation. Et à ce stade des séries, ce genre d’erreur laisse souvent des traces.
LaCombe l’a reconnu après le match : il avait déjà pris sa décision, et elle était mauvaise. C’est une séquence qui peut paraître anecdotique sur le moment, mais dans un match aussi serré, elle représente bien plus. C’était peut-être l’égalisation. C’était peut-être le moment où Anaheim pouvait faire douter Vegas bien plus tôt.
Ce qui est intéressant, c’est que les Ducks ne se sont pas écroulés après ça. Ils ont continué à jouer, à pousser, à y croire. Et c’est sans doute le signe le plus encourageant pour eux.
Granlund a récompensé les Ducks, Barbashev a immédiatement puni leur euphorie
Anaheim a fini par revenir dans le match en troisième période grâce à Mikael Granlund. L’action part encore de LaCombe, cette fois bien plus juste, qui attaque jusqu’au filet et provoque un rebond que Granlund récupère de l’autre côté pour égaliser à 13:57. À ce moment-là, les Ducks avaient fait ce qu’il fallait : tenir assez longtemps, rester propres, et convertir enfin une séquence forte.
Mais tout le problème pour eux, c’est qu’ils n’ont presque pas eu le temps de savourer. Soixante-cinq secondes plus tard, Ivan Barbashev redonnait l’avantage à Vegas. L’action est belle et raconte bien comment les Golden Knights ont su punir au meilleur moment. Jack Eichel gagne sa course pour empêcher le dégagement refusé, Dorofeyev récupère et crée, puis Barbashev conclut.
C’est un but qui fait très mal, parce qu’il casse immédiatement l’élan émotionnel d’Anaheim. Les Ducks avaient réussi à faire sauter le verrou. Ils n’ont jamais eu le temps de réinstaller la pression.
Carter Hart a été précieux, et Vegas sait qu’il peut jouer mieux
Il ne faut pas oublier le rôle de Carter Hart dans cette victoire. Avec 33 arrêts, il a tenu Vegas dans plusieurs moments chauds et a évité que ce match ne prenne une autre direction. Ce n’est pas forcément un match où les Golden Knights ont été dominés territorialement pendant de longues séquences, mais c’est clairement un match où leur gardien a dû être là. Et il l’a été. »
Le plus révélateur, peut-être, c’est la réaction de Mitch Marner après la rencontre. Il n’a pas cherché à embellir la copie. Il a reconnu que Vegas pouvait être bien meilleur. C’est assez lucide. Les Golden Knights ont gagné, mais ils n’ont pas donné l’impression d’être totalement en contrôle. John Tortorella l’a lui-même admis : ils ont été chanceux de trouver le moyen de s’en sortir.
Et c’est précisément ce qui doit encourager Anaheim avant le match 2. Les Ducks ont perdu, oui. Mais ils ont joué un vrai match de séries à l’extérieur contre une équipe expérimentée. Ils ont eu des occasions. Ils ont poussé. Ils ont existé.
Vegas a pris la première manche. Mais la série, elle, est très loin d’avoir choisi son camp.
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