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Tennis : Loïs Boisson de retour avec l'ancien coach d'Anisimova

Tennis : Loïs Boisson de retour avec l’ancien coach d’Anisimova

Fin du tunnel pour la patronne du tennis tricolore

La terre battue espagnole a des airs de résurrection. Vendredi matin, sous le soleil madrilène de la Caja Magica, une silhouette familière a fait son apparition sur les courts d’entraînement. Loïs Boisson, la patronne incontestée du tennis tricolore, frappe de nouveau la balle jaune. Et croyez-le ou non, c’est un authentique petit miracle. Depuis fin septembre 2025, la révélation incandescente du dernier Roland-Garros avait totalement disparu des radars de la WTA. Six mois et demi de silence, de douleur et de doutes à broyer du noir. Mais pour son grand retour à la compétition au tournoi WTA 1000 de Madrid la semaine prochaine, la Dijonnaise de 22 ans n’arrive pas seule. Elle vient carrément de réaliser l’un des plus gros braquages du mercato tennistique.

Vleeshouwers, le coup de génie sur le marché des coachs

Fini les transitions floues, Boisson sort l’artillerie lourde. Elle vient de s’attacher les services du technicien néerlandais Hendrik Vleeshouwers. Ce profil de 40 ans n’est pas là par hasard, c’est le grand architecte qui a littéralement transformé Amanda Anisimova ces deux dernières années. Sous sa direction, l’Américaine est devenue une véritable terreur du circuit pour grimper jusqu’à la troisième place mondiale. Le bilan de leur association donne le vertige : deux finales de Grand Chelem en 2025 à Wimbledon et à l’US Open, le tout couronné par deux sacres majeurs en WTA 1000 à Doha et Pékin.

Leur route commune s’est arrêtée net à la fin du mois de mars. Une fenêtre de tir parfaite pour la Française. Vleeshouwers, qui avait déjà prouvé sa valeur par le passé en propulsant les solides joueuses belges Elise Mertens et Yanina Wickmayer, n’a pas mis longtemps à rebondir. Il apporte avec lui cette culture de la gagne au plus haut niveau, une expérience vitale pour une joueuse comme Boisson qui doit absolument confirmer son nouveau statut après la tempête.
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La fin du calvaire et de l’instabilité

Ce recrutement de classe mondiale est surtout une manière de clore un chapitre sombre. Car la stabilité n’a pas vraiment été le point fort de la numéro 1 française récemment. Vleeshouwers devient tout de même son troisième entraîneur en moins de douze mois. Après la rupture avec Florian Reynet juste avant l’US Open l’été dernier, elle s’était tournée vers l’Espagnol Carlos Martinez, ancien mentor de Svetlana Kuznetsova. Le casting avait de l’allure sur le papier.

Sauf que le corps a dit stop. Le duo n’aura survécu qu’à un seul tournoi, à Pékin en septembre dernier. D’abord le quadriceps gauche qui lâche, puis une méchante blessure à l’avant-bras droit contractée cet hiver alors qu’elle jonglait entre Genève et l’académie de Martinez à Barcelone. Cette blessure tenace a exigé une convalescence interminable qui a logiquement scellé la fin de l’aventure avec le coach catalan. Ce dernier a depuis fait ses valises pour s’occuper de Beatriz Haddad Maia, la 69e joueuse mondiale.

Sur son compte Instagram début avril, Loïs Boisson a vidé son sac avec une honnêteté brute. Elle a décrit ces journées entières englouties par les soins, la rééducation clinique et la préparation physique dans l’incertitude. Le coup a été rude, bien plus complexe à avaler psychologiquement que sa grave blessure au genou de 2024. Mais la conclusion de son message sonnait comme un avertissement pour le reste du circuit : elle se prépare à revenir « encore plus forte qu’avant ».

Le compte à rebours vers Roland-Garros est lancé

Aujourd’hui, les longs discours médicaux laissent place à la vérité du court. Retombée au 44e rang mondial pendant son absence, la Française aborde Madrid comme un crash-test grandeur nature. Si les ultimes voyants restent au vert ce week-end, elle sera fixée sur sa première adversaire dimanche en fin de journée lors du tirage au sort. L’entrée en lice, bouillante d’impatience, est prévue pour mardi ou mercredi.

Mais derrière le tournoi espagnol se cache un enjeu beaucoup plus colossal. Dans le clan Boisson, une seule date clignote en rouge : le 24 mai. Le coup d’envoi de Roland-Garros. Dans un mois tout pile, la Française retrouvera la terre battue parisienne, le théâtre bouillant de ses exploits du printemps dernier. Elle va devoir y défendre un butin massif de 780 points gagnés lors de sa fameuse épopée jusqu’en demi-finale. Le défi est immense et la pression s’annonce étouffante. Mais avec un tacticien de la trempe de Vleeshouwers dans son box, la reine du tennis tricolore s’est donné les moyens de ses ambitions. Le message est passé : elle ne vient pas pour faire de la figuration.

Auteur/autrice

  • Julien Ollivier

    Etudiant en licence AES à Paris 1 Panthéon Sorbonne, je suis passionné depuis longtemps par le sport et l’actualité sportive. Grand fan de football et de tennis, le journalisme sportif m’a toujours fais rêver. J’ai rejoint l’équipe de PenseBet en juillet 2025, en apportant mon aide dans la rédaction d’articles de news.


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