Giuliani choisit son camp
Andrew Giuliani a pris la parole ce matin. Le fils de l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, directeur exécutif de la task force de la Maison-Blanche pour la Coupe du Monde, a apporté son soutien à Gianni Infantino. Il balaie les critiques visant le président de la FIFA d’un mot : la jalousie.
« C’est de la politique. J’ai déjà vu ça », a-t-il déclaré à The Athletic. « Je l’ai vu quand ils ont visé le président Trump d’un point de vue politique. Je l’ai vu quand ils ont visé d’autres personnes. »
Giuliani va plus loin. « Les gens sont jaloux quand quelqu’un réussit très bien. Ce que Gianni Infantino a fait pour la FIFA, c’est l’emmener à un niveau qu’ils ne pensaient sans doute pas possible. »
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Le projet FFE a laissé des traces
Le dossier qui a mis le feu aux poudres porte un nom : FIFA Forward Enterprise. Infantino voulait céder environ 20 % de cette nouvelle entité, chargée du volet commercial et opérationnel de la Coupe du Monde et des autres tournois de la fédération internationale. Des investisseurs privés devaient entrer au capital.
Parmi eux figurait Joshua Kushner, frère de Jared Kushner et membre du groupe qui vient de s’entendre pour racheter les Los Angeles Lakers. La levée de boucliers a été immédiate. Infantino a enterré le projet fin juillet, quelques jours après la finale du Mondial remportée par l’Espagne.
Le retrait n’a pas éteint l’incendie. L’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football ont dit leur opposition au patron de la FIFA. Les fédérations d’Angleterre, du pays de Galles, de République d’Irlande et de Nouvelle-Zélande ont refusé de le soutenir.
Une réélection sous pression
Infantino se représente l’an prochain. Élu en 2016 puis reconduit sans opposition, le dirigeant italo-suisse affronte cette fois un front bien plus large que d’habitude. Perdre le soutien de l’UEFA et de la CONCACAF, deux des six confédérations, pèse lourd dans une élection où chaque fédération dispose d’une voix.
Giuliani, lui, appelle à regarder le bilan complet. « Il faut regarder l’ensemble de son travail et comprendre qu’il cherche toujours à améliorer son organisation. C’est l’homme que je voudrais aux commandes. »
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