Une saison noire qui a tout changé
Paulo Dybala a vécu un exercice cauchemardesque. Une déchirure à la cuisse sur un coup franc face au Torino l’a d’abord éloigné des terrains. Les ischio-jambiers ont lâché ensuite, sur un penalty contre Milan. Un problème au genou, mal pris en charge par le staff médical romain, a fini d’assombrir le tableau. Le traitement conservateur a échoué. L’Argentin est passé sur la table d’opération en mars.
Ce cumul de pépins a pesé lourd au moment d’aborder son avenir. Plusieurs clubs suivaient sa situation cet été. La Roma devait trancher entre la fidélité à son meneur argentin et la réalité comptable d’un joueur de 32 ans trop souvent à l’infirmerie.
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De 8 à 2,2 millions d’euros nets
Les négociations ont traîné une bonne partie de l’été. Dybala a fini par prolonger d’un an. Le prix à payer est spectaculaire. Son salaire fixe passe de 8 millions d’euros nets à 2,2 millions. Une division par près de quatre pour l’un des joueurs les mieux payés du Calcio ces dernières saisons.
Le contrat prévoit une contrepartie. Des bonus importants sont indexés sur les buts, les passes décisives et les apparitions. Chaque match disputé au-delà de 45 minutes lui rapporte 100 000 euros. En cas de saison pleine, l’Argentin pourrait redevenir le joueur le mieux rémunéré du vestiaire romain.
Un pari posé sur le terrain
Le message de la direction est limpide. La Roma paiera Dybala à hauteur de ce qu’il produira sur la pelouse. Le salaire garanti pour un joueur absent la moitié de l’exercice appartient au passé.
Le calcul reste risqué des deux côtés. La Louve conserve son meilleur créateur sans plomber sa masse salariale. Dybala, lui, remet son statut en jeu à 32 ans. Il devra enchaîner les matchs pour récupérer son niveau de rémunération. Son corps tranchera.
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