Le supercalculateur s’était trompé l’an dernier
Avant la saison 2025-26, Opta donnait Chelsea championne de WSL à 72,4 %. Manchester City était crédité de 13,6 %. C’est City qui a soulevé le trophée, mettant fin à six ans de règne des Blues.
Le même modèle remet ça pour 2026-27. Cette fois, il est beaucoup moins catégorique. Sur 10 000 simulations lancées le 27 août, Chelsea l’emporte dans 39,9 % des cas. Manchester City suit à 30,5 %, Arsenal à 25,6 %. Quatre virgule neuf points de pourcentage séparent les Gunners des championnes en titre.
Le championnat change de format au passage. Quatorze clubs dans l’élite pour la première fois, 26 journées au lieu de 22. Le dernier descend, le treizième dispute un barrage contre le deuxième de WSL 2.
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Arsenal a les chiffres, pas encore le titre
Andrée Jeglertz a offert à Manchester City son premier titre en dix ans dès sa première saison sur le banc. Troisième entraîneur seulement à réussir ça en WSL. Son équipe a été la meilleure quand ça comptait : 12 points pris dans les confrontations entre les quatre premiers, et 15 buts marqués dans ces matchs, neuf de plus que n’importe quel rival.
La Ligue des champions revient à son calendrier cette saison. En contrepartie, les clubs engagés en Europe ne disputent plus la Coupe de la Ligue.
Chelsea garde la faveur du modèle par habitude plus que par forme récente. Huit titres depuis 2015, une seule sortie du top 2 avant la saison passée. Mais en 2025-26, le club a marqué son plus faible total de buts depuis 2017-18 et affiché son plus mauvais pourcentage de victoires depuis 2018-19. Sonia Bompastor a vu partir du monde cet été.
Arsenal avait déjà les chiffres. Meilleur total de points attendus du championnat la saison passée avec 49,7, devant City (47,3) et Chelsea (43,7). Une seule défaite. Seulement 8 % du temps de jeu passé en position de retard, le plus faible taux de la division. Et 93 % de victoires quand l’équipe ouvre le score.
Le problème tenait en un mot : les nuls. Six, dans une course décidée à quatre points. La saison s’est achevée sur 17 rencontres sans défaite, à deux longueurs du record du club. Onze départs, sept arrivées cet été, dont Georgia Stanway.
Diani et Putellas ne suffisent pas au modèle
Derrière le trio, la machine voit un fossé. Manchester United est la mieux placée pour s’y glisser, avec 12,0 % de chances de finir dans les trois premières. Eva Olid, arrivée en remplacement de Marc Skinner, a fait passer Hearts de la dernière place au titre écossais. Elle hérite d’un effectif amputé de Melvine Malard, partie à Chelsea pour un montant record à la vente pour le club, ainsi que de Leah Galton et Millie Turner.
Le cas le plus curieux s’appelle London City Lionesses. Sixième pour sa première saison dans l’élite avec 27 points, record absolu pour un promu, le club a recruté Alexia Putellas, Mapi León et Kadidiatou Diani cet été. Le supercalculateur lui accorde 0,6 % de qualification européenne. Le modèle s’appuie sur l’historique des performances, pas sur les noms inscrits au recrutement.
En bas, rien n’est tranché. Charlton est la plus menacée par la descente directe, à 16,0 %. Birmingham suit à 14,5 %, Crystal Palace à 13,2 %, Aston Villa à 13,1 %, West Ham à 12,8 %, Liverpool à 11,3 %. Quatre virgule sept points de pourcentage séparent ces six équipes.
Liverpool a de quoi nourrir des regrets. Aucune victoire sur ses douze premiers matchs la saison dernière, pire départ de son histoire en WSL, puis quatre succès sur les dix derniers. Aucun club n’a autant sous-performé ses points attendus : sept et demi de moins que ce que son niveau de jeu annonçait.
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