Un tirage, 144 matchs, 36 calendriers différents
Le tirage de la phase de ligue de la Ligue des champions 2026-27, effectué il y a quelques jours, a accouché de 144 rencontres réparties sur huit journées. Chaque club connaît désormais ses huit adversaires. Aucun n’affronte exactement le même lot que son voisin, ce qui rend toute comparaison directe impossible à l’œil nu.
Opta a donc passé les 36 calendriers au filtre de ses Power Rankings, un classement qui note 16 000 équipes de la planète sur une même échelle. En faisant la moyenne des notes des huit adversaires de chaque club, on obtient un indice de difficulté. Plus la moyenne grimpe, plus le programme est rude.
Le RC Lens sort de l’exercice avec une moyenne d’adversaires à 92,1. C’est le calendrier le plus lourd parmi les clubs réellement compétitifs de l’épreuve, l’Atlético de Madrid de Diego Simeone suivant à 92,0. Pour un club qui découvre ce format, la marche est haute.
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City paie le prix fort, Liverpool s’en sort bien
Côté anglais, Manchester City hérite du programme le plus difficile de Premier League, à 91,7 de moyenne. Seuls cinq clubs font pire sur l’ensemble du tableau. Barcelone et le PSG sont sortis du chapeau 1, Naples, 34e mondial, du chapeau 3. Enzo Maresca aborde par ailleurs sa première campagne européenne sur ce banc, une première sans Pep Guardiola pour City depuis onze ans.
Aston Villa a écopé du même duo Barcelone-PSG, avec en prime Bruges et Dortmund, statistiquement la pire paire possible issue du chapeau 2. Unai Emery garde un souvenir contrasté du club parisien : en 2024-25, Villa avait remporté le quart de finale retour 3-2 à Villa Park avant de s’incliner 5-4 sur l’ensemble des deux matchs.
Liverpool, lui, a tiré le meilleur lot anglais avec 90,0, neuvième calendrier le plus clément des 36. Les Reds ont récupéré l’Atlético et l’Inter, soit les deux adversaires les plus abordables du chapeau 1 selon les Power Rankings, et ont évité tous les mastodontes.
Ce que l’indice dit, et ce qu’il ne dit pas
Arsenal illustre les limites de l’exercice. Bayern à l’extérieur, Real Madrid à domicile, Dortmund à la maison : le haut du tableau fait peur. Le bas beaucoup moins, avec Sabah (170e mondial) et le Slovan Bratislava (224e), les deux équipes les moins bien classées de la compétition.
La saison dernière, Arsenal avait terminé en tête de la phase de ligue avec l’un des tirages les plus doux, et le Bayern deuxième avec le plus dur des 36. L’indice éclaire, il ne décide pas. Stuttgart (88,9) et l’Inter (89,5) partent cette fois avec le vent dans le dos, le club milanais espérant surtout éviter les barrages après son élimination surprise contre Bodø/Glimt. Manchester United, de retour en C1 pour la première fois depuis 2023-24, reçoit le Bayern et croise Côme, l’adversaire le plus coriace du chapeau 4.
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