Une semaine à oublier, et une convalescence plus longue que prévu
Max Verstappen est arrivé à Monza ce jeudi avec un discours plus léger que la semaine précédente. Le quadruple champion du monde a vécu son Grand Prix des Pays-Bas sous antibiotiques, avec des symptômes grippaux avant, pendant et après la course.
Le bilan sportif avait suivi : septième sur la grille, puis une sortie de piste dès le premier tour dans le dernier virage relevé, sur une piste encore humide. Choc violent contre les barrières, drapeau rouge, course terminée.
« Oui, j’étais très malade. Le recul permet même de mesurer davantage encore à quel point j’étais diminué à Zandvoort », a-t-il reconnu. « Même après Zandvoort, pendant quelques jours, je n’étais toujours pas bien. »
Sur l’accident lui-même, le Néerlandais a tenu à saluer le dispositif de sécurité. « Je me sentais bien en ce qui concerne l’impact, parce que c’était la barrière SAFER. C’était la première fois que je faisais ça et que j’allais lui faire coucou. Elle a vraiment très bien fait son travail. »
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Une soufflerie héritée de la Seconde Guerre mondiale
Le vrai sujet de sa conférence de presse était ailleurs. Red Bull a confirmé que sa nouvelle soufflerie ne sera opérationnelle qu’au début de la saison 2027, et non en fin d’année comme espéré. L’écurie continuera donc de développer sa monoplace avec une installation qui remonte à la période de la Seconde Guerre mondiale.
Pour un sport où la corrélation entre les données de soufflerie et le comportement réel en piste décide de tout, le retard n’est pas anodin.
« C’est un tunnel qui date de la Seconde Guerre mondiale. C’est dommage de ne pas avoir la nouvelle soufflerie pour la fin de saison afin de comparer les données entre l’ancienne et la nouvelle », a regretté Verstappen.
Il est allé plus loin. « Les limites de l’installation actuelle, c’est certainement l’un des gros problèmes fondamentaux de notre F1 et son développement. Absolument. »
Du réalisme pour Monza, et pas de GT en octobre
Sur ses chances ce week-end, le pilote Red Bull refuse toute promesse. « Il faut être réaliste quant à notre situation actuelle en tant qu’équipe et à nos performances. Il s’agit simplement d’essayer de passer un bon week-end. »
La gestion d’énergie, sujet central de cette réglementation 2026, l’inquiète particulièrement sur un tracé aussi rapide que Monza.
Verstappen a par ailleurs écarté l’idée d’une pige en GT3 à Portimão en octobre. « A priori non, je ne pense pas rouler. Cela me ferait sept semaines de course de suite avec la F1. » Son écurie devra trouver deux remplaçants, un conflit de dates avec le WEC privant sa structure de plusieurs pilotes.
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