Il avait le chèque à portée de main
Cent mille euros. C’est ce qui attendait le vainqueur du tournoi des moins de 84 kg d’Hexagone MMA.
Matthieu Letho Duclos en était à une victoire. En avril, il avait sorti Ilian Bouafia en demi-finale. La finale lui tendait les bras, et avec elle le plus gros gain de sa carrière.
Il n’y est jamais allé. Quelques semaines plus tard, le Français signait à l’UFC. Troisième combattant tricolore à rejoindre l’organisation américaine en 2026.
Repartir de zéro, donc. Sans garantie.
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« L’UFC, ça ne se refuse pas »
En conférence de presse avant l’UFC Paris, il a expliqué son raisonnement. Sans détour.
« L’UFC, ça ne se refuse pas. L’argent, c’est important, mais il y a des choses plus importantes : mettre de l’honneur sur son nom, représenter son pays au plus haut niveau. C’est la chose la plus importante, bien plus que l’argent. »
Puis il a rectifié le tir, version comptable.
« Maintenant, si on veut parler un peu plus en détail, le fait d’être à l’UFC, ça peut rapporter de l’argent derrière. Peut-être pas 100 000 € cash, mais il y aura forcément des retombées financières. Donc c’est un investissement, on va dire. »
Un pari, pas un coup de tête
Le Français a lui-même posé les termes du calcul. Le tournoi n’était pas une certitude non plus.
« Oui, c’est un risque puisqu’il n’y a rien qui me garantit la victoire. Mais ma victoire n’était pas non plus garantie au tournoi. Donc pour moi, c’est un risque… On n’a rien sans risques. »
D’un côté une somme immédiate, encaissable en une soirée. De l’autre une carrière possible au sommet mondial, avec tout ce qui va avec.
Il saura vite s’il a eu raison. Son premier combat sous la bannière UFC se dispute à Paris, devant son public. Une victoire et le pari commence à payer. Une défaite et la finale d’Hexagone reviendra le hanter un moment.
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