Une enquête interne rendue publique
The Athletic a publié ce jeudi les conclusions de son enquête sur Dianna Russini. Le média américain estime que sa journaliste NFL a enfreint ses règles internes en ne déclarant pas sa relation avec Mike Vrabel, l’entraîneur des New England Patriots.
« La relation de Russini avec Vrabel était en violation claire des standards de The Athletic », écrit Mike Semel, directeur éditorial chargé des standards. Et il précise le point qui compte : « Que la relation ait été romantique ou non, c’était un manquement et cela aurait dû être déclaré. »
L’affaire remonte au mois d’avril. Le New York Post publie alors des photos de la journaliste et de l’entraîneur dans un resort en Arizona, dans des situations qui dépassent le cadre habituel des rapports entre un coach et une reporter. The Athletic soutient d’abord Russini, avant de la suspendre. Elle démissionne dans la foulée. Elle a 43 ans.
Essaie pour 2,99€.
903 articles passés au peigne fin
Le second volet de l’enquête portait sur une question plus lourde : cette relation a-t-elle contaminé le travail journalistique ?
Semel a repris toute la production de Russini depuis son arrivée d’ESPN en août 2023. Soit 903 articles écrits, coécrits ou alimentés par elle, plus 77 vidéos. Il a écouté des heures de podcast, examiné ses interventions sur d’autres plateformes, relu la couverture générale du média sur Vrabel, et interrogé ses collègues.
Le verdict est clair. Sur ces 903 textes, 46 seulement mentionnent Vrabel, les Titans ou les Patriots. Environ 5 %. La trentaine d’entre eux relève de mouvements de joueurs ou de personnel. Trois articles traitaient de Vrabel avec une profondeur inhabituelle, un seul portait sa signature.
Un doute qui subsiste malgré tout
Semel a tout de même pointé une chronique consacrée au retour de Vrabel à Nashville avec les Patriots, qu’il juge « gênante, voire embarrassante » tant l’éloge y est appuyé. Il relativise aussitôt : « Aussi dithyrambique que soit la prose, presque tous les médias étaient élogieux en écrivant sur le retour de Vrabel. C’était l’angle du moment. »
Le contexte donne raison à cette lecture. Les Titans végétaient alors en fond de classement après avoir licencié le successeur de Vrabel, pendant que les Patriots filaient vers le Super Bowl.
Reste la conclusion la plus dure pour la journaliste, et elle ne porte pas sur les faits. « Les apparences entourant sa relation avec Vrabel sapent la confiance de notre audience dans son impartialité », écrit Semel. Le travail était propre. La perception, elle, ne l’était plus.
Découvrez le reste de l’actu NFL sur notre site et application PenseBet !
dans ta poche.
Notifications & alertes en temps réel


Laisser un commentaire