Une première depuis 2021
Iga Swiatek n’a plus manqué le Masters WTA depuis sa première participation, en 2021. Cette saison-là, elle avait terminé au 9e rang mondial. Cinq ans plus tard, elle pointe exactement au même endroit, et le scénario menace de se répéter. À la Race, le classement qui décide des qualifications, la Polonaise n’est que 10e, à près de 700 points de Linda Noskova, huitième.
Son entraîneur ne dramatise pas. « C’est encore loin, mais oui, c’est notre objectif. Si on n’y arrive pas, ce ne sera pas la fin du monde », a lâché Francisco Roig au micro de Radio Zet. « On aura un peu plus de temps pour préparer la saison prochaine au mieux. »
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Le compte est encore ouvert
Swiatek jouera Pékin, puis Wuhan. Deux tournois pour combler l’écart, et Roig l’admet sans détour : le calcul dépend autant des autres que d’elle. « On en a parlé avec Iga. Si on réussit ces deux tournois, on peut encore se qualifier selon les résultats de nos adversaires. C’est pour ça qu’on veut viser les meilleurs résultats possibles sans penser au Masters. »
L’année a laissé des traces. Six fois lauréate en Grand Chelem, la joueuse de 25 ans n’a pas dépassé le stade des huitièmes de finale dans les trois levées disputées depuis l’arrivée de Roig, en avril. À l’US Open, elle menait 5-0 dans le premier set face à Zheng Qinwen. Elle est sortie au quatrième tour.
Moins de fautes, plus de marge
L’ancien entraîneur de Rafael Nadal ne voit pas que du noir. Son diagnostic tient en une phrase. « La première règle au tennis, c’est de ne pas faire de fautes. Quand Iga n’avançait plus, elle perdait souvent. Ce n’était pas l’adversaire qui la battait. C’était nous qui perdions. »
Roig pointe le premier service et l’excès d’intention. « Iga commettait trop souvent des erreurs sur sa première balle. Elle forçait alors qu’elle n’en avait pas besoin. Mais Iga est Iga, elle doit essayer. Parfois, elle en veut trop. »
Le titre décroché à Toronto en août sert de référence. « Elle a énormément progressé sur ce point, et elle a frappé des balles de meilleure qualité. Son coup droit avait une meilleure forme, elle a ouvert de meilleurs angles en revers. Ça lui permettait d’allonger l’échange et de trouver ensuite des balles plus faciles à attaquer, au lieu d’attaquer depuis des positions difficiles. » Reste à transformer une semaine canadienne en tendance.
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