Quatre minutes. C’est tout.
Quatre minutes. C’est le temps de jeu d’Endrick au Real Madrid cette saison. Un chiffre qui dit tout. Le crack brésilien, arrivé à Madrid à 18 ans avec l’étiquette de futur crack mondial, croupit sur le banc. Estêvão vit la même galère à Chelsea. 23 minutes en championnat depuis le début de saison. Deux pépites. Deux bancs de touche. Carlo Ancelotti a tranché. Les deux joueurs étaient titulaires face à l’Australie ce lundi à Brisbane. Score final : 1-1.
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Le vrai problème du Brésil
Ancelotti ne tourne pas autour du pot. « Le problème avec les jeunes Brésiliens, c’est qu’ils ne progressent pas parce qu’ils ne jouent pas. » Une phrase brute. Sortie après l’élimination brésilienne dès les huitièmes du Mondial 2026, battue 2-1 par la Norvège. Le constat fait mal pour une sélection qui a longtemps exporté ses meilleurs talents trop tôt, trop vite. Le technicien italien, prolongé jusqu’en 2030, a choisi son camp. Peu importe les intérêts de club. « Même sans temps de jeu, je les sélectionne et je leur donne leur chance de progresser », a-t-il prévenu.
Une réforme en préparation
Le Brésil ne compte pas se contenter de mots. Le pays prépare une nouvelle règle pour le Brasileirão : cinq joueurs étrangers maximum par effectif d’ici 2030. Objectif affiché : remettre les jeunes talents locaux sur le terrain, avant qu’ils ne s’envolent trop tôt vers l’Europe. Ancelotti mise aussi sur les sélections de jeunesse et les coordinateurs formation. Endrick et Estêvão, eux, attendent toujours leur heure. À Madrid comme à Londres.
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