Le running gag qui n’en est plus un
Pendant des années, ça faisait sourire. L’Angleterre en tournoi, c’était un rituel. Les slogans, l’espoir, l’avion du retour déjà réservé pour début juillet.
Plus maintenant.
Les Three Lions viennent d’atteindre une nouvelle demi-finale de Coupe du Monde. La quatrième en cinq grands tournois. Autant que sur toute leur histoire d’avant 2018. Le public commence même à trouver ça normal. C’est dire.
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Souvenez-vous de l’Islande
Il faut se rappeler d’où ils reviennent. Euro 2016. Éliminés en huitièmes par l’Islande, 400 000 habitants. Alan Shearer avait parlé de la pire performance anglaise qu’il ait jamais vue. Tactiquement indigente, disait-il.
Dix ans plus tard, le même Shearer écrit qu’il n’a jamais vu meilleure prestation collective de sa vie, après le 3-2 arraché à Mexico à dix contre onze. Le grand écart. Southgate a changé la culture. Tuchel a ajouté le vécu des grands trophées.
La mentalité, ce mot fourre-tout
On dira que c’est facile, la mentalité. On la loue dans la victoire, on la brûle dans la défaite. Sauf que les chiffres suivent le discours.
Les tirs au but, longtemps le cauchemar anglais : six défaites sur les sept premières séances en grand tournoi. Depuis 2018, trois succès sur quatre. La Génération Dorée de Rooney et Gerrard, plus clinquante sans doute, se qualifiait elle-même d’ »egotistical losers » par la voix de Gerrard.
Cette équipe-là, moins brillante sur le papier, avance quand même. L’aventure 2026 s’est arrêtée en demie face à l’Argentine, dans les dernières secondes. Mais le constat tient. L’Angleterre n’a plus peur des grands soirs. Reste ce premier trophée depuis 1966. Ils s’en rapprochent.
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